Décès de bébés prématurés : « L'enquête s'annonce délicate et difficile »

le , mis à jour à 08:35
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Décès de bébés prématurés : « L'enquête s'annonce délicate et difficile »
Décès de bébés prématurés : « L'enquête s'annonce délicate et difficile »

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, l'a annoncé hier : l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) va inspecter aujourd'hui le lactarium de l'hôpital Necker et les services de néonatologie (Cochin et Antoine-Béclère), où trois prématurés — dont deux sont décédés — ont été contaminés par une bactérie. L'AP-HP a déjà, par précaution, suspendu la délivrance de lait maternel issu du lactarium de Necker aux services de prématurés franciliens. Une affaire qui suscite l'inquiétude. A la maternité de l'hôpital Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine), Jessy, enceinte de sept mois, doit accoucher bientôt. « Ça fait peur, lâche-t-elle. Avoir un enfant prématurément, c'est déjà stressant. Alors imaginer qu'il puisse mourir à cause d'une bactérie, c'est terrifiant. » Chef de service du laboratoire de bactériologie des hôpitaux universitaires Paris Centre (AP-HP), la professeur Claire Poyart (Photo) explique pourquoi l'enquête s'avère délicate.

 

Comment la présence de ce germe a-t-elle été signalée ?

CLAIRE POYART. Quand une hémoculture (culture d'un échantillon de sang) réalisée chez un premier enfant, grand prématuré, dont l'état s'aggravait a été détectée positive au Bacillus cereus, le 6 août. Il en est décédé.

 

Devant la rareté de ce germe en néonatalogie, une enquête a été réalisée pour rechercher la bactérie chez d'autres enfants hospitalisés ainsi que dans l'environnement. On l'a retrouvée dans le nez d'un autre bébé, qui n'était pas un grand prématuré et ne présentait aucun signe d'infection. Il va très bien aujourd'hui. Puis la semaine dernière chez un deuxième prématuré, lui aussi décédé, qui était hospitalisé ailleurs. La communication entre les deux sites a déclenché le signalement.

 

Cette bactérie est-elle le cauchemar des hôpitaux ?

Non. Ni des services de réanimation. Rien à voir avec un ...

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