Décès d'un huitième soldat français au Mali

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PARIS (Reuters) - Un soldat français est mort dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord-est du Mali, alors que l'opération française entre dans une nouvelle phase, avec une concentration de ses troupes dans le nord du pays et un déploiement dans la bande sahélo-saharienne.

La mort de Marcel Kalafut, sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi (Corse), âgé de 26 ans, porte à huit les pertes françaises au Mali depuis le début de l'opération Serval, en janvier 2013.

Il est le premier soldat français à tomber au Mali depuis juillet 2013.

Dans un communiqué, François Hollande dit "renouveler sa totale confiance aux forces françaises engagées aux côtés des Maliens et des forces des Nations unies pour continuer à lutter contre les groupes armés terroristes qui tentent de soumettre les populations à leur idéologie destructrice en les privant de leur droit à la sécurité et au développement".

Militaire depuis 2007, le sergent Kalafut, né en République tchèque, avait déjà participé à trois opérations extérieures, au Mali, en Afghanistan et en Centrafrique, a précisé dans un communiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Son véhicule a sauté sur un "engin explosif improvisé" placé par un groupe djihadiste, à une vingtaine de kilomètres à l'est de Tessalit, dans la région de l'Adrar des Ifoghas.

Deux autres soldats ont été blessés dans l'explosion, a par ailleurs dit le président de la République en marge des commémorations du 8 mai 1945. "Les informations que j'ai eues ce matin sont rassurantes pour les blessés", a-t-il dit sur France 2.

CONTRE-TERRORISME

Seize mois après le déclenchement de l'opération Serval, les groupes islamistes, repoussés alors qu'ils descendaient sur Bamako, sont toujours actifs dans le Nord même si leur menace a changé de nature.

L'intervention française "est en train de se terminer dans sa phase de guerre frontale contre les groupes djihadistes, mais nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme", a expliqué Jean-Yves Le Drian sur BFM TV et RMC.

"Notre rôle (...), c'est de poursuivre le contre-terrorisme non seulement au Nord-Mali, mais aussi au Nord-Niger, mais aussi au Tchad", a ajouté le ministre de la Défense.

Un millier de militaires français resteront dans la durée au Mali, essentiellement dans la région de Gao, tandis que 3.000 soldats seront positionnés dans la bande sahélo-saharienne, a-t-il précisé.

"Nous resterons le temps qu'il faudra, il n'y a pas de date limite", a-t-il ajouté, qualifiant cette région de zone "de danger" et de "trafics en tous genres."

La France est intervenue militairement en janvier 2013 aux côtés des forces maliennes pour déloger les combattants islamistes qui contrôlaient alors les deux tiers du pays et menaçaient la capitale Bamako.

Quelque 1.600 soldats français sont encore déployés au Mali. Ces effectifs doivent se stabiliser à un millier dans le courant de l'année.

(Chine Labbé; édité par Henri-Pierre André)

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  • M1903733 le jeudi 8 mai 2014 à 19:29

    Vous ne voulez pas de mort ne faites pas la guerre.

  • bigot8 le jeudi 8 mai 2014 à 16:17

    merci hollandouille y a assez d africains en France pour s occuper de ceux qui vont bientôt ve,ir :-) complice de meurtre

  • mlaure13 le jeudi 8 mai 2014 à 13:45

    Ce soldat est mort pour soutenir un peuple à rester libre, et non soumis à une idéologie du Moyen-âge…cela peut sembler dérisoire pour certains, qui refusent de comprendre, et laisser faire les extrémistes de tous bords, ne fera que les encourager à frapper à nos portes , et à nous chasser en s’installant chez nous…et Hollande n’a rien à voir dans cette affaire, sinon que tout Président de la France et Pays civilisés, se doit de la faire !...

  • M7093115 le jeudi 8 mai 2014 à 11:10

    Respect pour nos soldats qui se battent contre des brutes type boko haram