Déby pense que les otages français au Mali sont encore en vie

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LE PRÉSIDENT TCHADIEN PENSE QUE LES OTAGES FRANÇAIS AU SAHEL SONT ENCORE VIVANTS
LE PRÉSIDENT TCHADIEN PENSE QUE LES OTAGES FRANÇAIS AU SAHEL SONT ENCORE VIVANTS

PARIS (Reuters) - Le président tchadien Idriss Déby a déclaré dimanche penser que les otages français du nord du Mali étaient encore vivants mais a ajouté qu'il n'était pas sûr qu'ils soient encore détenus dans la région.

"Je pense que les otages français sont vivants aux mains des djihadistes mais je ne suis pas sûr qu'ils soient dans le nord du Mali, car avec l'armée française nous sommes allés dans tous les recoins du massif des Ifoghas. On a fait un nettoyage important et nous n'avons pas trouvé d'indices de leur présence", a-t-il dit.

Sept otages Français enlevés dans le pays ou au Niger voisin étaient détenus dans le nord du Mali par des groupes islamistes. Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a annoncé le mois dernier la mort de l'un d'entre eux, Philippe Verdon.

Idriss Déby, qui s'exprimait dans l'émission Internationales de TV5 Monde/RFI en partenariat avec Le Monde, a indiqué d'autre part qu'il possédait des "preuves" de la mort au Mali de Mokhtar Belmokhtar, un des responsables d'Aqmi, que le Tchad a annoncée début mars mais qui n'a pas été confirmée à ce jour.

"Nous avons les preuves qu'il est mort mais nous n'avons pas pu filmer car il s'est fait exploser. Nous n'avons pas voulu diffuser de telles images. Mais nous savons que les prisonniers faits sur place l'ont identifié", a-t-il assuré.

Le chef de l'Etat tchadien, qui a dépêché environ 2.000 soldats au Mali, a annoncé que ceux-ci rentreraient progressivement dans leur pays.

"La guerre 'en face à face' avec les djihadistes est terminée. L'armée tchadienne n'a pas de compétences pour affronter l'action d'une nébuleuse, du type guérilla, tel que cela est en train de se produire dans le nord du Mali", a-t-il indiqué.

"Nos soldats vont retourner au Tchad. Ils ont accompli leur mission. Nous avons déjà procédé au retrait du bataillon d'appui lourd. Le reste des éléments va rentrer au pays progressivement."

Yann Le Guernigou

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