Débuts prometteurs pour les nouvelles règles d'arbitrage du judo

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par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Les nouvelles règles d'arbitrage testées au tournoi de judo de Paris semblent, après une journée de compétition, faire plutôt l'unanimité même si certains ont encore du mal à s'adapter.

L'interdiction du ramassage de jambes ne pose pas de problème aux traditionalistes, en revanche, les règles visant à accélérer la prise de garde semblent le plus difficile à gérer pour les athlètes.

"C'est globalement positif. Les arbitres n'ont pas encore tous les réflexes naturels, tout comme les coaches et les athlètes", a dit à Reuters Jean-Luc Rougé, secrétaire général de la Fédération internationale et qui fait partie des initiateurs de ces changements.

"Les arbitres trouvent ça positif. Ils disent ne pas avoir de difficultés. Ils ne sont plus trois sur le tapis mais ils ont l'oreillette pour communiquer avec les arbitres vidéo. La confiance s'est installée puisqu'ils font partie de la même équipe."

L'ensemble des règles mises en place vise à favoriser un retour au judo d'attaque et le résultat est encourageant.

Samedi, il n'y a eu en effet que trois "golden score", l'équivalent de la prolongation en football, preuve que les combattants ont marqué dans le temps initialement imparti de cinq minutes.

Les anciens champions qui ont assisté aux combats se sont montrés enthousiastes, selon Jean-Luc Rougé, lui-même ancien champion du monde. "Ils ont estimé que l'on revenait au judo traditionnel. Ils aiment ce qu'ils ont vu", a noté le président de la Fédération française.

"On ne tournait plus le dos en combat par crainte du ramassage de jambe. Le judo ne se pratiquait plus que de face, comme la lutte, alors que pouvoir combattre de dos est ce qui différenciait les deux sports", a-t-il encore expliqué.

Les judokas connaissent eux quelques problèmes d'adaptation comme ce fut le cas pour Gévrise Emane, samedi, éliminée au premier tour. La médaillée de bronze des Jeux olympiques de Londres ne s'est pas encore faite aux règles de la prise de garde.

David Larose n'a lui en revanche connu aucun problème d'adaptation et a même estimé que cela lui permettait de mieux s'exprimer encore. Il l'a prouvé en montant sur la plus haute marche du podium à Bercy en utilisant des techniques différentes à chaque combat.

Ces règles encore non définitives seront testées jusqu'aux championnats du monde qui se tiendront à Rio de Janeiro, du 26 août au 1er septembre prochains.

Edité par Olivier Guillemain et Henri-Pierre André

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