Début du marathon estival sur la réforme des retraites

le , mis à jour le
4

Après Edouard Balladur (1993), Alain Juppé (1995), François Fillon (2003) et Nicolas Sarkozy (2010), c'est au tour de François Hollande d'engager une réforme des retraites. La concertation qui devrait se poursuivre tout au long de l'été va s'ouvrir, ce jeudi 4 juillet.

Les syndicats et le patronat vont remettre, ce jeudi, leurs propositions à Jean-Marc Ayrault entouré de Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales, Michel Sapin, ministre du travail et de Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique. Le gouvernement s'est fixé comme objectif de présenter un projet de loi à la mi-septembre pour une mise en oeuvre dès le 1er janvier 2014.

Selon les calculs du Conseil d'orientation des retraites (COR), il faut rapidement trouver sept milliards. En 2017, le déficit devrait atteindre 20 milliards d'euros, l'équivalent de 1% du PIB, soit un tiers des déficits publics autorisés par Bruxelles. Une situation intenable pour le gouvernement. D'autant que la Commission Européenne a accordé un délai de deux ans à la France pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB en contrepartie de réformes structurelles. Dans le même temps, la situation de crise limite les rentrées de cotisations. A cela s'ajoute un effet démographique défavorable: il y a huit ans, le pays comptait 2,2 cotisants pour un retraité. Aujourd'hui, on n'en est plus qu'à 1,8 pour arriver à 1,35 en 2020.

Plusieurs pistes déjà avancées

Face à cela, plusieurs pistes de réformes ont été avancées dans le rapport Moreau remis à la mi-juin au gouvernement. L'allongement de la durée de cotisation, actuellement de 41,5 ans, semble la mesure principale privilégiée par le gouvernement, comme l'a d'ailleurs confirmé le président François Hollande lors de la conférence sociale.  Un allongement qui s'appliquerait à tous dans le privé et chez les fonctionnaires. Le rapport Moreau estime qu'aller jusqu'à 43 ans pour ceux nés en ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jfmaudi le vendredi 5 juil 2013 à 09:09

    @M2135936 Encore ce raisonnement etroit pour ne pas dire obtus. Les aines sont par definition privilegies et ont eu une vie facile et pepere. Alors dirons nous aussi que ce qu'ils ont acquis dans l'insouciance doit revenir de droit a la nouvelle generation ce qui evitera a cette derniere de se prendre en charge et faire des efforts, c'est ca ? Faudrait penser aussi a faire payer les heritiers de Colbert ou du "diable boiteux" qui s'en sont mis plein les poches en endettant la France !

  • nicog le jeudi 4 juil 2013 à 14:58

    Ils ont fait le mariage Homo pour tous. S'ils sont cohérents, vont-ils aussi faire la Retraite Unique pour tous ? On va voir si Pépère est un Homme d'Etat ou un Homme de Partis.

  • gnapi le jeudi 4 juil 2013 à 12:00

    Ceux qui légifèrent, ceux qui sont orientent sont en très grandes majorité ceux ... qui bénéficient de régimes spéciaux.Au delà de la différence public-privé, il y a aussi la grosse différence public - régime spéciaux - qui remet en question le principe républicain d'égalité. Mais ça ...

  • M2135936 le jeudi 4 juil 2013 à 10:58

    On oublie l'essentiel : nous sommes dans un régime de répartition et s'il y a moins à répartir, il faut en tirer les conséquences.La génération des jeunes actifs est sacrifiée, ils n'ont pas à subir l'incompétence de leurs aînés privilégiés.