Début des régionales, le FN en tête des intentions de vote

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LES FRANÇAIS AUX URNES
LES FRANÇAIS AUX URNES

PARIS (Reuters) - Trois semaines après les attentats de Paris, quelque 44,6 millions de Français sont appelés à voter dimanche pour le premier tour des élections régionales que le Front national aborde en position de force, selon les sondages.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 dans les 13 régions métropolitaines créées par la loi du 16 janvier 2015. Le scrutin se déroule également dans l'outre-mer. La fermeture des bureaux s'échelonnera entre 18h00 et 20h00.

Les appels à la mobilisation, à gauche comme à droite, se sont multipliés à l'approche du scrutin dans l'espoir de faire barrage à l'extrême droite, bien placée, d'après plusieurs enquêtes, pour emporter deux régions, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, voire trois.

"Dimanche, revendiquons ce joli mot de patriotisme, que certains confondent encore avec le nationalisme", a déclaré le Premier ministre Manuel Valls, jeudi soir, lors de son unique meeting d'avant le premier tour.

"Voter FN, prendre le risque d'avoir des régions qui basculent au Front national, c'est rajouter du malheur au malheur", a estimé pour sa part Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux des Républicains, vendredi sur RTL.

L'exécutif, dont la cote de confiance a bondi à la suite des attentats meurtriers du 13 novembre, espère un "sursaut citoyen", une riposte dans les urnes alors que prévaut l'état d'urgence.

"Voter c'est résister!", a lancé Claude Bartolone, chef de file socialiste en Ile-de-France, première région de France que l'opposition ambitionne de ravir à la gauche, à la tête de l'exécutif depuis 1998.

30% D'INTENTIONS DE VOTE POUR LE FN

L'organisation patronale du Medef, les syndicats CGT et CFDT, mais aussi le quotidien régional La Voix du Nord, ont eux aussi mis en garde contre l'"impasse économique, sociale et démocratique" que représente à leurs yeux le FN.

"A entendre ces vociférations, ces stigmatisations, ces insultes, j'ai l'impression qu'il (Manuel Vall-NDLR) va envoyer les forces spéciales neutraliser chaque militant et chaque candidat du Front national", a raillé la présidente du FN, Marine Le Pen, lors d'un meeting mercredi soir à Nîmes.

Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien et BFM TV réalisé le 3 décembre auprès de 945 personnes, le FN est en tête des intentions de vote pour le premier tour, avec 30%, devant les listes de droite (29%) et celles du Parti socialiste (22%).

Face au risque de triangulaires au second tour, la question d'un "front républicain" va resurgir dès dimanche soir, au Parti socialiste comme chez Les Républicains : retrait, maintien, voire fusion des listes arrivées en troisième position seront au nombre des options soupesées par les états-majors.

Le PS a prévu d'organiser deux bureaux nationaux ce dimanche soir pour décider d'une stratégie pour le second tour, le 13 décembre. Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, présidera pour sa part un bureau politique lundi matin.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • d.contan le dimanche 6 déc 2015 à 11:49

    c'est pas la peur du FN qu'ils ont mais la peur de perdre leur priviléges

  • milano12 le dimanche 6 déc 2015 à 11:43

    c est surtout aux privilèges de certains voiture portable chauffeur loyer gratuit rien faire super bien paye ect