Début des régionales, le FN en tête des intentions de vote

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    PARIS, 6 décembre (Reuters) - Trois semaines après les 
attentats de Paris, quelque 44,6 millions de Français sont 
appelés à voter dimanche pour le premier tour des élections 
régionales que le Front national aborde en position de force, 
selon les sondages. 
    Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 dans les 13 régions 
métropolitaines créées par la loi du 16 janvier 2015. Le scrutin 
se déroule également dans l'outre-mer. La fermeture des bureaux 
s'échelonnera entre 18h00 et 20h00. 
    Les appels à la mobilisation, à gauche comme à droite, se 
sont multipliés à l'approche du scrutin dans l'espoir de faire 
barrage à l'extrême droite, bien placée, d'après plusieurs 
enquêtes, pour emporter deux régions, 
Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, voire 
trois. 
    "Dimanche, revendiquons ce joli mot de patriotisme, que 
certains confondent encore avec le nationalisme", a déclaré le 
Premier ministre Manuel Valls, jeudi soir, lors de son unique 
meeting d'avant le premier tour. ( ID:nL8N13S53O ) 
    "Voter FN, prendre le risque d'avoir des régions qui 
basculent au Front national, c'est rajouter du malheur au 
malheur", a estimé pour sa part Nathalie Kosciusko-Morizet, 
numéro deux des Républicains, vendredi sur RTL. 
    L'exécutif, dont la cote de confiance a bondi à la suite des 
attentats meurtriers du 13 novembre, espère un "sursaut 
citoyen", une riposte dans les urnes alors que prévaut l'état 
d'urgence. 
    "Voter c'est résister!", a lancé Claude Bartolone, chef de 
file socialiste en Ile-de-France, première région de France que 
l'opposition ambitionne de ravir à la gauche, à la tête de 
l'exécutif depuis 1998. 
     
    30% D'INTENTIONS DE VOTE POUR LE FN 
    L'organisation patronale du Medef, les syndicats CGT et 
CFDT, mais aussi le quotidien régional La Voix du Nord, ont eux 
aussi mis en garde contre l'"impasse économique, sociale et 
démocratique" que représente à leurs yeux le FN. 
    "A entendre ces vociférations, ces stigmatisations, ces 
insultes, j'ai l'impression qu'il (Manuel Vall-NDLR) va envoyer 
les forces spéciales neutraliser chaque militant et chaque 
candidat du Front national", a raillé la présidente du FN, 
Marine Le Pen, lors d'un meeting mercredi soir à Nîmes. 
    Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien et BFM TV réalisé le 
3 décembre auprès de 945 personnes, le FN est en tête des 
intentions de vote pour le premier tour, avec 30%, devant les 
listes de droite (29%) et celles du Parti socialiste (22%). 
    Face au risque de triangulaires au second tour, la question 
d'un "front républicain" va resurgir dès dimanche soir, au Parti 
socialiste comme chez Les Républicains : retrait, maintien, 
voire fusion des listes arrivées en troisième position seront au 
nombre des options soupesées par les états-majors.  
    Le PS a prévu d'organiser deux bureaux nationaux ce dimanche 
soir pour décider d'une stratégie pour le second tour, le 13 
décembre. Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, 
présidera pour sa part un bureau politique lundi matin. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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