Début des grèves dans les transports en France

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GRÈVES À LA SNCF
GRÈVES À LA SNCF

PARIS (Reuters) - Six TGV sur dix en moyenne circulaient mercredi en France au premier jour d'un mouvement de grève à la SNCF qui agrège des revendications internes à la contestation contre la loi Travail.

Quatre Transilien sur dix sont prévus, un TER sur deux et un Intercités sur 3. Les prévisions de la SNCF sont similaires pour jeudi. En Ile-de-France, le trafic était normal mercredi sur le RER A mais seuls un tiers des RER B, D et E et 40% des RER C devaient circuler.

Sur le réseau international, le trafic est normal pour Eurostar et Alleo (Allemagne), 75% des Lyria (Suisse) et Thalys (Belgique et Pays-Bas) circuleront; 40% des Ellipsos (Espagne) et un tiers des trains SVI (Italie) sont programmés.

Trois des quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, Unsa, Sud Rail) ont déposé un préavis de grève reconductible. La CFDT, qui se dit satisfaite des avancées obtenues lors des négociations avec la direction de l'entreprise et le gouvernement, a levé son préavis lundi.

D'autres perturbations sont à prévoir à partir de jeudi sur le réseau de la RATP, la régie des transports parisiens, et dans le secteur aérien.

Selon la direction de la RATP, le trafic sera normal dans le métro, les bus, les tramways et le RER A. De faibles perturbations sont prévues sur le RER B.

Les syndicats de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) menacent pour leur part d'une grève du 3 au 5 juin pour des revendications internes et le SNPL, premier syndicat de pilotes à Air France, appelle à une grève dure en juin.

LA DROITE VEUT RÉÉCRIRE LA LOI EL KHOMRI

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a invité les Français, déjà affectés par des problèmes d'approvisionnement en carburants, à ne dédramatiser.

"La France n’est pas à l’arrêt. (...) Il y a aujourd’hui une grève où il y a 60% des TGV qui circulent, n’en rajoutons pas!", a-t-il dit mercredi sur Radio Classique.

Le Sénat est entré mercredi dans le débat sur le projet de loi Travail avec l'examen du texte en commission.

François Hollande espère que la réécriture du texte par la droite, majoritaire à la haute assemblée, "fera sans doute progresser la raison" dans les rangs des députés de gauche après l'inévitable "comparaison".

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, a confirmé sur LCI que les sénateurs de droite entendaient "revenir à la première version de loi El Khomri et aller plus loin".

"On va enrichir le texte, (...) mettre un contenu que le gouvernement avait prévu dans sa première version avant toutes les négociations et tous les reculs", a ajouté le sénateur LR Jean-Pierre Raffarin sur Europe 1.

"J'attends presque avec délectation les propositions que va faire la droite au Sénat. Nous allons voir la différence entre la droite et la gauche. La droite, c'est la déstructuration du Code du travail. Nous, nous voulons le réguler", a souligné sur Sud Radio Didier Guillaume, chef de file des sénateurs socialistes.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s'est dit confiant en une sortie de crise.

"Je pense qu'elle n'est peut-être pas si loin que ça à condition que chacun refasse appel à l'intelligence collective", a-t-il dit sur LCI.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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