Début de pourparlers sur la Libye à Genève

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GENEVE, 14 janvier (Reuters) - Des discussions se sont ouvertes mercredi à Genève sous l'égide de l'Onu en vue de rétablir la paix en Libye par la constitution d'un gouvernement d'union, a déclaré l'envoyé spécial des Nations unies Bernardino Leon, qui a souhaité que les factions rivales observent un cessez-le-feu pour appuyer ce processus. Toutefois, les miliciens qui contrôlent la capitale Tripoli ne décideront pas avant dimanche s'ils se joignent ou non aux pourparlers. "Nous proposons un accord et la formation d'un nouveau gouvernement d'union pour commencer à résoudre les désaccords politiques", a dit Bernardino Leon lors d'une conférence de presse dans la ville suisse. "Le deuxième objectif est la fin des combats. Vous savez tous que la Libye est en train de sombrer dans le chaos le plus total", a ajouté le diplomate. Parmi les délégués déjà présents à Genève figurent quatre membres de la Chambre des représentants élue en juin dernier, qui appuie le gouvernement du Premier ministre Abdallah al Thinni, seul reconnu par la communauté internationale. Ce gouvernement et la Chambre des représentants sont installés dans l'est de la Libye depuis août, lorsque les miliciens de l'"Aube libyenne" ont pris le contrôle de la capitale. Ces miliciens ont mis en place à Tripoli un gouvernement rival et ont rétabli l'ancien Parlement, le Congrès général national (CGN). Bernardino Leon a souligné mercredi que la porte restait grande ouverte et il s'est réjoui de voir que plusieurs groupes alliés à l'"Aube libyenne" avaient déjà décidé de venir en Suisse. "On ne peut pas dire qu'un camp est absent ici, c'est seulement une partie de ce camp", a-t-il expliqué. Ces premiers entretiens doivent durer jusqu'à vendredi, puis les discussions reprendront lundi prochain si les maîtres de Tripoli décident de s'y associer, a ajouté l'envoyé spécial de l'Onu. Pour lui, la trêve relative dans les combats observée ces derniers jours est due à l'appel des Nations unies à un cessez-le-feu. "Les groupes combattants disent qu'ils ne veulent plus se battre, qu'ils veulent une solution politique", a assuré Bernardino Leon. "Dès la semaine prochaine, nous aimerions commencer à parler avec tous les acteurs militaires." Depuis le renversement de Mouammar Kadhafi il y a plus de trois ans, la Libye a sombré dans le chaos, avec aujourd'hui ses deux gouvernements rivaux et ses deux Parlements, chacun soutenu par des groupes armés d'ex-combattants rebelles qui ont fait chuter l'ancien "guide". (Tom Miles, Guy Kerivel pour le service français)

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