Début de mois glacial sur les Bourses

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(AOF) - Ce 1er juin avait des allures de fin d'automne sur les marchés actions. Le CAC 40 a cédé 0,75% à 4 475,39 points tandis que l'Euro Stoxx 50 a abandonné 0,82% à 3 038,45 points. A Wall Street aussi, l'ambiance est morose : le Dow Jones abandonne 0,4% à 17 718,23 points à l'approche de la mi-séance. Après trois mois de hausse, période marquée notamment par le gain de 3,5% du CAC 40, les investisseurs semblent ressentir le besoin de souffler. D'autant que la séquence qui s'annonce promet d'être fournie sur le plan macroéconomique.

Demain, la BCE tient son très attendu comité mensuel de politique monétaire et vendredi, les marchés réagiront au rapport sur l'emploi américain de mai. Puis, les opérateurs devront patienter jusqu'au 15 juin pour connaître la décision de la Fed sur ses taux. Enfin, le Royaume-Uni dira s'il reste au sein de l'Union européenne à l'issue du référendum prévu le 23 juin.

Dans ce climat de prudence, les indicateurs économiques européens du jour n'ont pas été de nature à rassurer. La croissance de l'activité manufacturière dans la zone euro est par exemple restée faible le mois dernier selon l'indice PMI Markit. Ce dernier est ressorti à 51,5 après 51,7 en avril, au plus bas depuis trois mois.

Aux Etats-Unis en revanche, l'accélération se confirme, comme en témoigne la progression inattendue de l'indice ISM manufacturier de mai. Il s'est établi à 51,3 après 50,8 en avril. Les économistes l'attendaient en moyenne à 50,4.

Pour autant, cette bonne surprise a été relégué au second plan par la poursuite de la baisse des cours du brut (-1,65% à 48,29 dollars pour le baril de WTI vers 17h, soit loin du niveau symbolique des 50 dollars atteint jeudi dernier).

A la Bourse de Paris, Total, première capitalisation du CAC 40, a cédé 1,48% dans le sillage du pétrole. Pénalisé par les craintes d'une grève en plein Euro de football, Accor a décroché de 4,31%. Crédit Agricole (-2,08%), Société Générale (-2,24%) et BNP Paribas (-1,82%) ont, eux, été affectés par le risque d'un Brexit.

(P-J.L)

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