Debré hausse le ton contre Sarkozy : «On ne conteste pas les fondements de la justice»

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Debré hausse le ton contre Sarkozy : «On ne conteste pas les fondements de la justice»
Debré hausse le ton contre Sarkozy : «On ne conteste pas les fondements de la justice»

Après l'ancien Premier ministre Alain Juppé jeudi, une autre voix de droite s'élève pour signifier à Nicolas Sarkozy qu'il ne peut mettre en cause l'impartialité des magistrats, comme il l'a fait mercredi soir sur TF1 et Europe 1. Celle de Jean-Louis Debré.

«On peut contester ce qui vous est reproché, on ne conteste pas les fondements de la justice, parce qu'à ce moment-là on conteste la République», a rappelé le président du Conseil consitutionnel au micro de Mediapolis, une émission d'Europe 1 diffusée samedi, et dont le Lab d'Europe 1 publie des extraits ce vendredi.

«Faisons attention, la République c'est un rêve d'avenir partagé. Ce rêve d'avenir partagé, il est vivant s'il y a une justice qui est respectée et qui reste digne», met en garde Jean-Louis Debré. Et d'avertir : «Quand des responsables politiques commencent, à droite ou à gauche, à s'en prendre aux juges, c'est un des fondements du vivre ensemble, de la République qui est atteint.»

«Nous avons montré notre impartialité»

L'ancien magistrat conteste par ailleurs la présentation faite par Nicolas Sarkozy de l'action du Conseil constitutionnel s'agissant de ses comptes de campagne 2012. Mercredi soir, lors de l'interview qu'il a accordé à TF1 et Europe 1 suite à sa mise en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel, l'ex-président de la République avait déclaré que sa campagne présidentielle de 2012 avait été «vérifiée dans tous les sens, avec un soin qui n'avait rien d'amical, par la commission des comptes de campagne et par le Conseil constitutionnel». «Personne ne peut imaginer que les enquêteurs du Conseil constitutionnel ou de la commission des comptes de campagne soient passés au travers», avait également déclaré l'ex-chef de l'Etat au sujet de la double facturation établie par l'UMP, épicentre de l'affaire Bygmalion.

L'ancien président de la République a indiqué ...

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  • serge537 le vendredi 4 juil 2014 à 17:09

    fondements de la justice ,? qui se conduit en secte;;;;;