Débat primaire: des candidats critiques envers les journalistes

le , mis à jour le
25
Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, lors du 3e débat télévisé avant le 1er tour, le 17 novembre 2016 sur le plateau de France 2 à Paris ( POOL/AFP / Christophe ARCHAMBAULT )
Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, lors du 3e débat télévisé avant le 1er tour, le 17 novembre 2016 sur le plateau de France 2 à Paris ( POOL/AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

Sarkozy qui juge une question indigne, Bruno Le Maire qui dénonce un manque de "respect", François Fillon qui s'interroge sur la "conception" du troisième débat de leur campagne pour la primaire de la droite... les candidats s'en sont pris jeudi à leurs interlocuteurs journalistes.

L'émission, diffusée par France 2 et Europe 1 en partenariat avec les quotidiens régionaux, a d'abord vu un Nicolas Sarkozy indigné par une question du journaliste David Pujadas sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

"Quelle indignité!", a lancé Nicolas Sarkozy. "Nous sommes sur le service public, vous n'avez pas honte? Vous n'avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à d'innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur?", a-t-il demandé.

François Fillon, candidat à la primaire de la droite, lors du 3e débat télévisé ava
François Fillon, candidat à la primaire de la droite, lors du 3e débat télévisé avant le 1er tour, le 17 novembre 2016 sur le plateau de France 2 à Paris ( POOL/AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

Peu après, Bruno Le Maire s'en est pris à "la France des journalistes" et au manque de "respect" de Jean-Pierre Elkabbach, vétéran du journalisme politique, qui venait de sous-entendre qu'il serait éliminé dimanche.

Réagissant à une question sur la déclaration de candidature à la présidentielle d'Emmanuel Macron, Bruno Le Maire a souhaité que "ce renouvellement que l'on voit partout" se produise aussi à droite.

"Pourquoi ça ne fonctionne pas alors avec vous?", a demandé le journaliste Jean-Pierre Elkabbach.

"Mais qu'est que vous dites Jean-Pierre Elkabbach? (...) Vous connaissez déjà le résultat de dimanche? Vous savez ce que vont voter les Français?", a demandé M. Le Maire.

"Vous savez il y a une France des sondages, il y a une France des commentateurs, il y a une France des journalistes, elle est totalement libre, elle a le droit de le commenter. Et il y a la France des Français...", a ajouté le député de l'Eure.

Les journalistes Jean-Pierre Elkabbach, Nathalie Saint-Cricq et Hervé Favre sur le plateau de France 2 à Paris
Les journalistes Jean-Pierre Elkabbach, Nathalie Saint-Cricq et Hervé Favre sur le plateau de France 2 à Paris le 17 novembre 2016 ( POOL/AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT )

"On en reparlera lundi matin", l'a alors interrompu Jean-Pierre Elkabbach.

"M. Elkabbach. Je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part", a rétorqué M. Le Maire.

Après de nombreuses marques d'agacement des sept débatteurs sur l'emploi de leur temps de parole, François Fillon enfin, en fin de débat, invité à interpeller ses concurrents, s'est agacé : "Vous êtes en train de nous couper la parole sur des sujets absolument fondamentaux".

"On n'est pas des commentateurs, on n'est pas là pour s'interpeller les uns les autres. C'est tout le problème de la conception que vous avez de plus en plus de ces débats, une conception en termes de spectacle et pas en termes de fond", a encore grincé l'ancien locataire de Matignon.

Piqué au vif, David Pujadas, principal arbitre du débat, a répondu : "Je ne suis pas sûr qu'il y a eu beaucoup de spectacle ce soir..."

Comme pour le premier et le deuxième débat, les équipes des candidats s'étaient accordées sur le format de l'émission.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco il y a 3 semaines

    Les journalistes ne sont que les porte parole du pouvoir en place : ils son subventionnés et accrédités.

  • M5319573 il y a 3 semaines

    ces émissions sont d'un profond ennui.. donc on choisit une autre chaîne pour regarder autre chose,et plus tard, le "débriefing"...

  • charleco il y a 3 semaines

    Elkabach est obsolète et de surcroît arrogant et prétentieux.

  • dbourge4 il y a 3 semaines

    Les journalistes retenus ne sont pas a la hauteur des deb1ts de fonds de societe. Lorsqu'un des candidats developpent d'une manere interessante un sujet, le journakists interrompt l'expose en s'i spirant des methodes Bourdin sur RMC ; ces pratiquent se revelent improductives et inefficaces pour un debat constructif

  • aiki41 il y a 3 semaines

    (suite) une chose est sure, nos politiques sont les vrais garants de l'adage "faites ce que je dis mais ne pas ce que je fais"

  • aiki41 il y a 3 semaines

    Du vrai mauvais théâtre, après 10 mn j'ai changé de chaine. Des journalistes incapables de faire un vrai métier de journalistes et des politiques médiocres qui ne comprennent toujours pas les attentes des français. Ce qui manque dans ce pays, c'est un parti politique "Pirate" pour bouter dehors toutes ces personnes qui œuvrent pour les intérêts et rien d'autres ; il suffit de lire les lois qu'ils promulguent sur les avantages qu'ils s'octroient pour le comprendre.

  • mperonne il y a 3 semaines

    Salamé, Elkabach, Pujadas, Letellier..... enfin tous les journalistes car ils sont tous de gauche , j'espère qu'ils vont tous sauter au mois de mai. J'en ai marre de payer la redevance télé

  • phili646 il y a 3 semaines

    Elkabach, toujours égal à lui même. Bruno Lemaire a bien fait de le moucher !!!

  • M9080292 il y a 3 semaines

    Journalistes de gauche pour une primaire de droite

  • SuRaCtA il y a 3 semaines

    Un débat c'a se fait à 2 voir 3, mais à 7 ca ne semble à rien...