Débat et Cantona

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Débat et Cantona
Débat et Cantona

Projeté dans le cadre du festival SoFilm Summercamp ce week-end, le documentaire
"Foot et immigration" d'Eric Cantona s'est ponctué d'une discussion entre le réalisateur, la salle, et Frédéric Taddéi. Un drôle de match.

Les lunettes 3D sur les yeux, une centaine de festivaliers découvrent une jeune femme nommée Electra, rôle principal féminin du dernier film de Gaspar Noë, Love. Dans ce film d'une "histoire d'amour avec scènes explicites et poils pubiens", dixit le réalisateur lors de l'avant-première projetée au festival "SoFilm Summercamp", à Nantes, Electra s'offre à son mec et à d'autres, parfois dans des clubs libertins. "Je ne pense pas que ce film nécessite un débat" prévient discrètement l'entourage de Gaspar Noë à l'organisation, qui avait pris l'habitude de tendre le micro au public et aux invités après les projections. Sans doute une bonne intuition, surtout qu'un Frédéric Taddéi, présent sur ce festival, qu'on imagine avoir quelques références en la matière au moins grâce à l'émission Paris Dernière, se réserve pour le lendemain.

Mérite inhumain et panneaux de basket


Dans cette même salle 11 d'un complexe de cinéma du centre-ville nantais, ce dimanche, Fréd' se frotte, en costume et en bretelles, à Canto. Oui, le King est annoncé en ville, invité à échanger après la projection de son documentaire "Foot et immigration". Les lunettes de soleil suspendues au creux de sa chemise, Eric Cantona dribble bien, face à la salle qui n'a plus besoin des lunettes 3D. En chair et en os, l'ancien attaquant français explique sa démarche : "L'idée, c'est de raconter l'histoire d'un pays, et si possible de façon pas trop con, à travers le foot". Rapidement pourtant, le débat s'englue dans une boucle dont il sera pénible de sortir. Frédéric Taddéi essaie de questionner ce monde du mérite absolu qu'est le foot professionnel, une sélection "juste" selon Cantona, mais aussi "inhumaine" pour l'animateur de "Ce soir ou jamais" : "Dans la vraie vie, si les places distribuées l'étaient comme dans le foot professionel, où quand on n'est pas le meilleur, on n'est rien, même si c'est juste d'être récompensé au mérite, ce serait très cruel, voire inhumain, ça laisserait beaucoup de monde de côté. Dans la vraie vie, il y a des organismes pour se rattraper, pour compenser. Dans le foot et le sport de haut niveau, non. Tout le monde n'a pas accès au rêve d'être footballeur professionnel. Un petit gros ne pourra jamais devenir footballeur professionnel par exemple comme si c'était la…


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