Débat écologique autour des gisements de minerai du lac Baïkal

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En Russie, un exploitant minier s'oppose aux défenseurs du réservoir d'eau douce le plus profond du monde, classé au patrimoine de l'Unesco.


Une saignée grise et beige dans la forêt de pins, des amas de planches, une ébauche de voie ferrée et des eaux saumâtres qui suintent d'anciennes galeries: voici tout ce qui reste du gisement de Kholodninskoïe, autrefois cité minière du bout du monde qui attira les pionniers de l'URSS.

Du village de Nijneangarsk, situé à la pointe nord-est du lac Baïkal, l'endroit, infesté de moustiques, est accessible en cinquante minutes d'hélicoptères et de véhicule amphibie conduit sur une piste défoncée. «Il est vivement conseillé de ne pas boire cette eau», prévient un responsable du site, Baïr Tsyrenov, allusion aux résidus de plomb et de zinc qui la contaminent. Un peu plus bas, le filet de couleur rouille s'échappe dans la rivière Kholodnaya qui, elle-même, au bout d'une course de soixante-dix kilomètres, se jette dans les eaux bleu turquoise du lac sibérien.

Réserves de plomb et de zinc

Ici, il y a trente ans, au milieu de cette nature sauvage, s'ü/p>...

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