"De toute façon, on a chargé le car de Jupiler"

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"De toute façon, on a chargé le car de Jupiler"
"De toute façon, on a chargé le car de Jupiler"

Depuis les incidents de Marseille, le ministère de l'Intérieur a décidé d'interdire la vente d'alcool à emporter les jours de match. Une mesure prise ce lundi matin à Lyon par le préfet, à quelques heures du sommet du groupe E. Reportage autour de la place Bellecour avec les supporters belges pour qui la mesure ne gâchera pas la fête, ni l'envie de trinquer avec les Italiens, loin des débats sur l'alcoolisation excessive des supporters de cet Euro.

Sur la place Antonin Poncet, les quelques policiers présents ne savent pas trop. En tout cas, il n'a pas la réponse. Alors, il demande à sa capitaine : "Il a été pris l'arrêté préfectoral ?" Sa gradée est bien emmerdée : "De toute façon, avec les 3000 Belges dehors, c'est impossible à faire respecter." Depuis ce lundi matin, le préfet du Rhône a pris la décision d'interdire la vente d'alcool à emporter les veilles et les jours de match. Une mesure prise dans l'urgence par le ministère de l'Intérieur pour éviter les scènes de batailles rangées observées dans les heures qui ont précédé le désormais sinistre Angleterre-Russie de Marseille. Le genre de fausse bonne idée difficilement applicable et qui risque de flinguer l'ambiance déjà peu festive de cet Euro qui assiste, de façon anachronique, aux retours des violences des années 90. Une mesure aussi symbolique qu'obsolète, à l'image de la manière dont s'est disculpée la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme après les violence de Marseille. "Le problème, c'est la sur-alcoolisation" avait ainsi justifié son patron, Antoine Boutonnet, qui a considéré qu'il n'y avait pas eu d'échec du dispositif de sécurité publique à Marseille.


La déclaration a, semble-t-il, bien fait rire ses homologues des pays véritablement confrontés au hooliganisme dans les années 80 (Angleterre, Allemagne, Pays-Bas) et qui s'en sont débarrassés depuis en menant une politique inverse de la France. Alcool = violence ? Autour d'un pack de Kro posée sur un banc, Fabian, un supporter belge originaire de Charleroi n'y croit pas : "C'est pas un problème d'alcool. Et on met toujours tout sur le compte des Anglais, alors qu'ils sont corrects. Dans leur stade, il n'y a pas de barrière de protection et il se passe rien." A ses côtés, Michel qui "n'a bu que deux verres de vin parce qu'il conduit au retour" estime que les Russes qui sont venus chercher les Anglais "auraient dû être filtrés à la frontière." De toute façon, "nous, on n'est pas des bagarreurs, sur notre drapeau il est écrit fair-play et on veut pas gâcher la…



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