De Sarkozy à Trump, petites leçons sur l'identité nationale

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Statue équestre de Vercingétorix, par Bartholdi, place de Jaude à Clermont-Ferrand
Statue équestre de Vercingétorix, par Bartholdi, place de Jaude à Clermont-Ferrand

Comme une partie de la droite française, le candidat républicain, Donald Trump, a un problème avec l’islam.

Signe d’une campagne résolument tournée vers l’avenir, Vercingétorix a fait irruption cette semaine dans le débat électoral. Un discours de Nicolas Sarkozy, prononcé lundi 19 septembre à Franconville (Val-d’Oise), a remis au goût du jour une phrase des manuels scolaires du début du XXe siècle, « Nos ancêtres les Gaulois ». A l’époque, la France avait un empire colonial. Léopold Sedar Senghor, Aimé Césaire et Henri Salvador ont, depuis, ironisé avec élégance sur « leurs ancêtres les Gaulois ».

M. Sarkozy, lui, est tout à fait sérieux lorsqu’en 2016, il lance aux futurs héritiers de la Gaule : « Quelle que soit la nationalité de vos parents, jeunes Français, au moment où vous devenez français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois et c’est Vercingétorix. »

Lui président, si l’on vient d’ailleurs, il faudra donc changer d’ancêtres. Alain Juppé défend une vision opposée : « Quand on coupe les racines d’un arbre, dit-il, il meurt. » Outre-Atlantique, un autre candidat à l’élection présidentielle, Donald Trump, se débat aussi avec des questions d’ancêtres, mais plus récentes. Pendant cinq ans, il a cherché à délégitimer le président Obama en affirmant qu’il n’est pas né à Hawaï, Etat américain, comme l’indique son certificat de naissance, mais au Kenya, d’où venait son père. S’il était né à l’étranger, Barack Obama n’aurait pas pu, constitutionnellement, se présenter à la Maison Blanche. Le 15 septembre, à quelques semaines de l’élection du 8 novembre, le candidat républicain a souda...

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