De retour au Mali, Traoré peine à relancer la transition

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La crise politique s'éternise tandis que les islamistes occupent le nord du pays.

Pour qu'une force militaire internationale intervienne au nord du Mali, il faudra d'abord qu'elle soit demandée par le gouvernement légitime du pays. Mais quel gouvernement? Lundi, la question restait posée, malgré l'annonce en fanfare par le président intérimaire, Dioncounda Traoré, de la création de nouvelles institutions de transition. Une partie de l'opposition souhaite une rupture franche avec le passé récent. C'est ce que devait dire lundi au président Traoré le chef de file de ces opposants, l'ancien premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, président du Rassemblement du peuple malien (RPM).

La veille, Dioncounda Traoré avait révélé son projet en rentrant de deux mois d'exil en France. Il s'y remettait d'un violent tabassage, le 21 mai à Bamako, par des nervis au service de la junte qui avait pris le pouvoir le 22 mars.

Amateurisme et inaction

Porté au pouvoir par un accord-cadre signé au Burkina Faso le 6 avril, avec comme premier ministre un novic

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