De plus en plus de Grecs rejettent l'Europe

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Ni la réunion de Luxembourg ni le remaniement ministériel de vendredi dernier, trop souvent qualifié ici de replâtrage, n'ont réussi à calmer la rue.

Ni la réunion de Luxembourg ni le remaniement ministériel de vendredi dernier, trop souvent qualifié ici de replâtrage, n'ont réussi à calmer la rue. Ils étaient des dizaines de milliers hier en fin d'après-midi à manifester dans les rues d'Athènes. Un rassemblement beaucoup plus important que celui de ces derniers jours, qui vise à dénoncer pêle-mêle le nouveau plan de ­rigueur, l'austérité et la classe politique, dont le laxisme budgétaire de ces quarante dernières années est responsable de la dette grecque actuelle (350 milliards d'euros).

Aux yeux des Grecs, la «Troïka», c'est-à-dire le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission, est devenue l'ennemi public numéro un. Le premier ministre lui-même, Georges Papandréou, devant les députés, ne s'est pas privé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier de fustiger en plus les agences de notations qui dégradent le pays. «Aujourd'hui, on préfère en rire, mais on n'en

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