De plus en plus de Français partent plus tôt à la retraite (et c'est loin d'être fini)

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Le nombre de bénéficiaires de la retraite anticipée pour longues carrières devrait avoisiner un pic de 300.000 en 2017, selon la Commission des comptes de la Sécurité sociale.

Les Français sont de plus en plus nombreux à bénéficier d'autorisations pour partir plus tôt à la retraite. En 2017, ils seraient ainsi près de 300.000 en moyenne à pouvoir prendre une retraite anticipée, selon une prévision de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Un chiffre en hausse de plus de 14% par rapport à l'année 2016.

Ce dispositif, qui permet aux assurés de partir à la retraite avant l'âge légal s'ils ont commencé à travailler tôt, a bénéficié de plusieurs assouplissements ces dernières années, ce qui explique que les cohortes de bénéficiaires soient à la hausse. En 2012, un décret avait relevé de 18 à 20 ans l'âge de début d'activité permettant à un assuré ayant une carrière complète de pouvoir faire valoir ses droits à la retraite à 60 ans au lieu de 62 ans et annulé l'obligation de cotiser plus que la durée légale. Quant à la loi de 2014, elle a élargi le champ des trimestres pouvant être pris en compte dans la période cotisée, comme par exemple la période en invalidité à hauteur de deux trimestres ou encore celle de la maternité. Deux évolutions législatives qui, selon la CCSS, expliqueraient donc l'envolée du nombre de bénéficiaires de la retraite anticipée pour longues carrières (RALC) qui aurait grimpé de près de 59% depuis 2014. Ainsi, les pensions versées atteindraient 3,22 milliards d'euros en 2017 (contre 2,7 milliards en 2016 et 1,95 milliard en 2014).

Globalement pour la branche vieillesse toutefois, «sous l'effet conjugué des faibles niveaux de revalorisation prévus», en raison d'une faible inflation, et «d'un effet plus marqué du recul de l'âge légal et du taux plein en 2017, les prestations progresseraient à un rythme modéré de +1,6%», souligne le rapport.

Le relèvement progressif de l'âge légal de départ à 62 ans et le recul de 65 à 67 ans de l'âge pour bénéficier d'une retraite sans décote contenus dans la réforme de 2010 «engendreraient des économies estimées à 5,9 milliards d'euros» à horizon 2017 «sur le seul champ de la Cnav (par rapport à une situation hors réforme)», selon la Commission des comptes.

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