De nouvelles solutions pour payer en ligne

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Les banques, Visa ou encore PayPal se battent pour imposer leurs portefeuilles électroniques.

Paylib, V.me, MasterPass... De plus en plus de sites de e-commerce proposent aux Français de payer en ligne grâce à ces nouveaux portefeuilles électroniques. Les grands acteurs du monde du paiement, qui ont créé ces outils, se livrent une guerre sans merci. Ils veulent convaincre les Français d'enregistrer leurs cartes bancaires auprès d'eux pour pouvoir régler leurs achats en toute sécurité avec un mot de passe et un identifiant. Depuis quelques semaines, chacun annonce de nouvelles victoires.

Société générale, BNP Paribas et La Banque postale ont déjà séduit 270.000 clients qui se sont équipés de Paylib, leur portefeuille, référencé par 600 e-commerçants dont le mastodonte voyages-sncf.com. Ces trois banques font cavalier seul, sans Visa ni MasterCard. Elles viennent de marquer un nouveau point, en attirant dans leur giron le Crédit mutuel Arkéa, qui proposera à ses 1,2 million de clients d'adopter Paylib l'an prochain.

Mais Paylib ne fonctionne pas sur les sites étrangers. Et les clients qui le souscrivent ne peuvent y enregistrer que les cartes de leur banque. Des points faibles sur lesquels Visa et MasterCard comptent pour imposer leur portefeuille électronique respectif, V. me et MasterPass, conçus pour fonctionner partout en Europe.

Partout en Europe

Déjà déployé dans quatre pays, V.me sera par exemple opérationnel dans 12 États européens à la fin 2015. En France, Visa vient d'annoncer que de grands sites comme Meetic, PMU, Showroom Privé, PriceMinister-Rakuten, Ouicar, Made.com, Very Last Room ou encore Leclerc Drive permettront aux internautes de payer avec lui d'ici à la fin de l'année (pour la plupart) ou au premier trimestre 2015. «Ces sites représentent 10 % du commerce en ligne en France», souligne Laurent Bailly, responsable produits e-commerce chez Visa France.

Surtout, même si V.me est distribué, côté banque, par les Caisses d'épargne et les Banques populaires (et bientôt LCL), il peut être ouvert gratuitement par n'importe quel internaute, quelle que soit sa banque, depuis les sites marchands qui proposent de régler avec lui (220 aujourd'hui). C'est le modèle qui a fait le succès de PayPal. Le pionnier du portefeuille électronique, assiste, lui, à l'arrivée de grands concurrents dans son pré carré, le paiement en ligne. Mais PayPal ne se contente pas de compter les points, il affiche déjà d'autres ambitions: faire de son portefeuille électronique un moyen de paiement aussi accepté dans les commerces de proximité. À Nancy, dans une trentaine de magasins (restaurants, pâtisseries...), il propose depuis peu à ses adeptes de payer leur gâteau ou leur addition depuis l'appli PayPal.

En poussant un simple bouton, le titulaire d'un compte PayPal se signale auprès du commerçant, et sa photo apparaît sur la caisse enregistreuse. Il suffit ensuite de valider le paiement. L'appli permet même recevoir sur le smartphone le décompte de l'addition. «Ce n'est pas une expérimentation, mais un lancement», affirme Gimena Diaz, la directrice générale de PayPal en France, qui aimerait développer ce service dans d'autres villes de l'Hexagone. Mais elle devra pour cela convaincre les commerçants de modifier leurs caisses enregistreuses, et, surtout, d'accepter les tarifs de PayPal. Les commissions qu'il leur facture sont en effet beaucoup plus élevées que celles des banques.

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