De nouvelles joutes budgétaires se préparent aux Etats-Unis

le
1
DE NOUVELLES PASSENT D'ARMES BUDGÉTAIRES SE PROFILENT AU CONGRÈS AMÉRICAIN
DE NOUVELLES PASSENT D'ARMES BUDGÉTAIRES SE PROFILENT AU CONGRÈS AMÉRICAIN

par Richard Cowan et David Lawder

WASHINGTON (Reuters) - De nouvelles luttes budgétaires, potentiellement plus violentes que d'habitude, se profilent au Congrès américains, où les républicains veulent instrumentaliser des échéances importantes pour faire dérailler la réforme du système de santé, une des mesures phare de l'administration Obama.

Comme lors de précédentes joutes, celles qui se préparent vont se cristalliser sur deux dispositifs qui faisaient autrefois partie de la routine législative : en premier lieu, celui permettant au gouvernement de continuer à se financer pour éviter la fermeture d'administration publiques.

L'autre texte qui risque d'être tenu en otage par les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, est celui qui permet au gouvernement d'emprunter encore davantage afin d'honorer le remboursement de ses dettes.

Mais contrairement à des disputes précédentes, où les républicains voulaient une baisse des dépenses publiques en échange d'une hausse plafond de la dette, leurs exigences portant sur une diminution de l'ampleur de la réforme du système de santé sont inacceptables aux yeux des démocrates.

En outre, cette fois-ci, l'opposition n'est pas simplement entre républicains et démocrates, il y a également des lignes de fracture au sein même du camp républicain, le poids pris par le mouvement Tea Party incitant certains élus à vouloir jouer le tout pour le tout.

En l'état actuel des choses, d'ici la mi-octobre ou le début du mois de novembre, le Trésor n'aura plus les moyens de poursuivre ses emprunts. Sans augmentation du plafond de la dette de 16.700 milliards de dollars, désormais inscrit dans la loi, le gouvernement fédéral pourrait devoir faire défaut sur sa dette.

RISQUE POUR LES RÉPUBLICAINS

Au vu de cette situation, nombre de républicains évoquent, en échange d'un délai d'un an de la mise en place de l'"Obamacare", un texte de loi permettant à l'Etat fédéral de ses financer jusqu'au 30 septembre 2014.

"On leur donne quelque chose et on obtient quelque chose en échange", a dit à des journalistes John Fleming, élu républicain, affilié au Tea Party, de la Louisiane.

Mais, à en croire Jeff Flake, sénateur républicain de l'Arizona, qui a auparavant passé 12 années à la Chambre, les choses ne sont pas si simples.

De manière générale, les républicains plus modérés redoutent de voir l'image du parti se dégrader s'il est tenu responsable de blocages budgétaires.

D'après un sondage CNN/ORC mené entre le 6 et 8 septembre, 51% des personnes interrogées estiment que les républicains seraient les principaux responsables d'une éventuelle fermeture des administrations publiques.

Promulguée en mars 2010, la loi sur la Protection des patients et les soins abordables (Patient Protection and Affordable Care Act) est considérée comme la principale réalisation de Barack Obama sur le plan intérieur au cours de son premier mandat.

Elle impose notamment à chaque Américain de disposer d'une couverture maladie.

Une fois redevenus majoritaires à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat, fin 2010, les républicains ont fait de son abrogation l'un de leurs chevaux de bataille contre l'administration Obama.

Benoît Van Overstraeten pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M5859377 le samedi 14 sept 2013 à 12:03

    quelle mentalité ces "républicains"!: à vomir

Partenaires Taux