De nouveaux acteurs pour l'islam de France

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Rassemblement à l'appel du Conseil Francais du Culte Musulman (CFCM), en hommage à Hervé Gourdel, otage assassiné par ses ravisseurs, devant la Grande Mosquée de Paris, le 26 septembre 2014.
Rassemblement à l'appel du Conseil Francais du Culte Musulman (CFCM), en hommage à Hervé Gourdel, otage assassiné par ses ravisseurs, devant la Grande Mosquée de Paris, le 26 septembre 2014.

Les attentats ont décidé une nouvelle génération de Français musulmans, pratiquants ou pas, au parcours de réussite, à s’impliquer dans la gestion de l’islam. Ils évoquent leur parcours, leurs idées, leur place dans la société.

C’est une génération de Français au parcours d’excellence que le terrorisme pousse à un engagement auquel, sans lui, ils n’auraient pas songé. Quarante et un médecins, chefs d’entreprise, ingénieurs, universitaires, avocats, cadres supérieurs, hommes et femmes, « Français et musulmans » au curriculum vitae brillant, se sont déclarés « prêts à assumer [leurs] responsabilités » dans la gestion de l’islam, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche le 31 juillet.

Après la commotion de l’égorgement du prêtre catholique Jacques Hamel, qui leur a violemment renvoyé l’écho des moines de Tibéhirine, assassinés au printemps 1996 en Algérie, une évidence s’est imposée à eux : le silence n’était plus une option.

Il était devenu urgent que leur génération prenne en main l’organisation de l’islam en France, cet islam dont ils ont hérité la culture. Eux, pratiquants ou non, qui ont intégré l’élite de leur domaine professionnel et possèdent les codes de la République, ont ressenti le devoir de s’impliquer dans cette entreprise. De devenir des acteurs de l’islam.

La République comme boussole Leur engagement d’aujourd’hui, ils le décrivent d’abord comme un « engagement pour la France quand la maison France est en train de brûler », selon la formule de la sénatrice (Parti socialiste, PS) de Paris Bariza Khiari.

« Le sujet, c’est la France, confirme Pap’Amadou Ngom, chef d’une entreprise de conseil en systèmes d’information. Je ne suis pas pratiquant. J’aurais pu dire : l’organisat...

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  • M4189758 il y a 6 mois

    JPi - Puissent-ils faire la différence entre foi et spiritualité divines et entre politique et sociologie terrestres.