De Monaco à Rennes, on va s'arracher la C1

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Monaco a repris la main dans sa quête de la deuxième place de L1 en dominant Marseille dimanche (2-1). Mais la course au podium, qui concerne encore six clubs à quatre journées de la fin, est loin d’avoir donné son verdict. Le point sur la situation.

Monaco avait flairé la bonne opération et ne l’a pas manquée. En s’imposant contre Marseille dimanche en clôture de la 34eme journée de L1 (2-1), l’ASM a réalisé l’excellent coup du week-end. Elle a récupéré la deuxième place et mène désormais la meute des prétendants au podium. Mais les Monégasques savent que cette victoire n’est qu’une étape supplémentaire dans un sprint final qui s’annonce tendu jusqu’au bout. « Les quatre derniers matchs seront chacun une finale, a expliqué Leonardo Jardim en conférence de presse après la rencontre. Il faut travailler comme on l’a fait cette semaine. Maintenant, le prochain est le plus important. » Les six autres prétendants au podium, Angers étant davantage candidat au Top 5 qu’au tiercé de tête, doivent se dire la même chose. Le point sur la situation à un mois du bouquet final. Monaco (2eme, 58 points, +9) Calendrier : Rennes (E), Guingamp (D), Lyon (E), Montpellier (D) « Monaco n'est pas habitué à perdre deux matchs d'affilée, a reconnu Leonardo Jardim. Depuis que j'entraîne cette équipe, on n'en a jamais perdu trois consécutivement. » Cette série s’est prolongée dimanche, Monaco se relançant après ses défaites contre Bordeaux (1-2) et à Lille (4-1). Le club de la Principauté n’avait pas le choix s’il voulait conserver une réelle chance de décrocher le deuxième ticket directement qualificatif pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, parce qu’un calendrier démentiel l’attend. Il devra se rendre à Rennes et à Lyon, deux concurrents directs dans le haut du tableau. Les réceptions de Guingamp et de Montpellier, qui ont impressionné en déplacement ce dimanche, n’ont rien d’évidentes non plus. D’autant que Monaco a encaissé au moins un but lors de ses quatre derniers matchs à domicile en L1, après avoir gardé sa cage inviolée lors des trois précédents. Un point positif tout de même : l’ASM n’a perdu qu’un seul de ses quatorze derniers matchs à domicile en championnat (huit victoires, cinq nuls). Lyon (3eme, 56 points, +20) Calendrier : Toulouse (E), Gazélec Ajaccio (D), Monaco (D), Reims (E) Les Lyonnais le savent, le point arraché en infériorité numérique contre Nice vendredi (1-1) pourrait coûter cher dans l’emballage final. Il leur permet de rester en embuscade, à deux unités de Monaco. Depuis des semaines, Bruno Genesio et ses joueurs rabâchent que la deuxième place de L1 se jouera lors de la réception de l’ASM au Parc OL pour la 37eme journée. Ce ne sera possible qu’à condition que les Gones, qui affichent une différence de buts largement supérieure aux Monégasques, comptent trois points de retard ou moins avant d’accueillir la formation princière. Autant dire qu’il ne faudra plus laisser grand-chose en route. Et comme un déplacement périlleux se profile le week-end prochain à Toulouse, où les Lyonnais n’ont plus gagné depuis novembre 2005 (0-1), il faudra encore patienter avant de faire de cet OL - ASM la finale pour la qualification directe en Ligue des Champions. Même si les matchs contre le Gazélec Ajaccio et Reims qui entourent ce choc ont tout de la formalité pour les hommes du président Jean-Michel Aulas. Nice (4eme, 54 points, +13) Calendrier : Reims (D), Nantes (E), Saint-Etienne (D), Guingamp (E) Nice pourrait bien avoir laissé passer sa chance. Devant au score et en supériorité numérique, les Aiglons ont finalement concédé le nul à Lyon vendredi (1-1). Sans quoi, ils seraient aujourd’hui sur le podium de la L1 et pourraient rêver en grand de la Ligue des Champions. Au lieu de cela, ils ne sont plus réellement maîtres de leur destin, même si la confrontation directe dans trois semaines entre Lyon et Monaco fera perdre des plumes à l’un des deux. Si les Niçois veulent croire à la C1, ils devront faire le plein contre une équipe de Reims à la peine depuis deux mois et un Nantes en roue libre. Tous les espoirs leur seront alors permis, avant un choc contre un concurrent direct (Saint-Etienne) et un déplacement chez une formation qui n’aura certainement plus rien à jouer (Guingamp). A bien regarder son calendrier, le Gym doit songer qu’il aurait tort de tirer dès maintenant un trait sur le ticket gagnant. Saint-Etienne (5eme, 54 points, +6) Calendrier : Lorient (D), Toulouse (D), Nice (E), Lille (D) Sans faire de bruit, les Verts en sont à quatre succès consécutifs et autant de clean-sheets en L1, ce qui ne leur était plus arrivé depuis quarante ans. La victoire à Bastia samedi (0-1) n’a fait rugir de plaisir personne à la vue du jeu proposé mais elle a eu le mérite de réinstaller l’ASSE dans un Top 5 qu’elle avait quitté à la fin février, au soir d’une défaite à domicile contre Caen (1-2). Ça ne pouvait pas mieux tomber pour la troupe de Christophe Galtier, qui possède un avantage de taille sur ses adversaires directs pour le sprint final : elle recevra à trois reprises lors des quatre dernières journées. Mais ce n’est pas pour ça qu’elle bénéficie d’un calendrier tout cuit. Si la venue à Geoffroy-Guichard dimanche de Lorient, dont le principal objectif de la semaine sera la demi-finale de Coupe de France contre le PSG, parait à la portée des Stéphanois, la suite sera plus copieuse. Toulouse, Nice et Lille sont autant d’équipes en grande forme ces dernières semaines. La mission de Saint-Etienne n’en sera que plus difficile. Lille (6eme, 52 points, +10) Calendrier : Angers (D), Lorient (E), Guingamp (D), Saint-Etienne (E) Et de six pour le LOSC. Vainqueurs à Ajaccio contre le Gazélec samedi (2-4), les Lillois ont compilé une sixième victoire en L1, une série inédite pour eux depuis novembre-décembre 2009. Le LOSC se retrouve ainsi troisième sur la phase retour, derrière le PSG et Lyon. Pour rappel, il jouait pourtant le maintien début mars lorsqu’il pointait à la quinzième place du classement. Une période désormais révolue, puisque les Dogues ont un vrai coup à jouer d’ici à la fin de la saison. Leur calendrier jusqu’à la dernière journée et un déplacement à Saint-Etienne n’a rien d’insurmontable, surtout avec un Sofiane Boufal dans une forme étincelante (impliqué sur huit buts lors de ses huit derniers matchs de L1). Il sera alors temps de faire les comptes et de voir ce qu’ils peuvent espérer en championnat. En attendant, les Lillois disposeront d’une première cartouche pour décrocher l’Europe samedi en finale de la Coupe de la Ligue contre le PSG. Sur la dynamique, rien ne leur semble interdit. Rennes (7eme, 51 points, +5) Calendrier : Monaco (D), PSG (E), Montpellier (E), Bastia (D) Ce pourrait bien être le faux-pas de trop pour les Bretons. Une semaine après la claque reçue à Nice (3-0), ils ont tendu l’autre joue contre Guingamp (0-3) et se retrouvent dans une situation compromise. « Désormais, si on veut continuer à rêver d’Europe, on doit gagner deux fois et faire deux nuls », a calculé Rolland Courbis dans la foulée de la défaite de dimanche. En analysant le menu proposé aux Rennais d’ici la fin de la saison, il sera tout sauf aisé pour eux de réaliser un tel parcours. Ils débuteront en effet leur sprint final par la réception de Monaco, avant de se rendre au Parc des Princes pour y défier le PSG, qui bénéficiera alors d’une semaine pleine de repos avant, ce qui est suffisamment rare pour être mis en lumière. Le voyage qui suivra à Montpellier, où Courbis ne devra s’attendre à aucun cadeau, pourrait bien sceller les espoirs rennais. Dans le cas contraire, c’est que les Rouge et Noir auront retrouvé de bien belles couleurs.
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