De Mistura prêt à se rendre à Alep pour sauver la ville

le
1
    GENEVE, 6 octobre (Reuters) - L'envoyé spécial des Nations 
unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, s'est dit prêt jeudi à 
se rendre dans les quartiers d'Alep-Est pour escorter hors de la 
ville le millier de combattants djihadistes qui s'y trouveraient 
afin de faire cesser les bombardements russes et syriens. 
    "L'argument ultime, c'est que dans deux mois, deux mois et 
demi maximum au rythme où vont les choses, la ville d'Alep-Est 
pourrait être totalement détruite", a-t-il dit lors d'une 
conférence de presse à Genève. 
    Le diplomate italo-suédois s'est demandé si la présence des 
900 combattants de l'ex-Front al Nosra, qui se fait désormais 
appeler Front Fatah al Cham, dans les zones sous contrôle 
insurgé de la ville, n'offrait pas un "alibi facile" à 
l'entreprise de destruction de ces quartiers par les forces 
pro-gouvernementales. 
    D'après ses estimations, en plus de ce millier de 
djihadistes, 8.000 combattants insurgés "au maximum" assurent la 
défense d'Alep-Est, soumise à un déluge de feu depuis le 22 
septembre. Par ailleurs, quelque 275.000 civils, dont 100.000 
enfants, vivent dans ces secteurs, le dernier grand centre 
urbain tenu par la rébellion syrienne. 
    De Mistura a exhorté la Russie et le gouvernement syrien à 
annoncer sans délai qu'ils mettront fin au bombardement 
d'Alep-Est dès que les djihadistes en seront partis. S'ils s'y 
refusent, alors l'Histoire jugera que Moscou et Damas se sont 
servis de leur présence comme d'un "alibi" pour détruire la 
ville, a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il refuse d'assister 
passivement à ce qu'Alep-Est se transforme en nouveau Srebrenica 
ou en nouveau Rwanda. 
 
 (Tom Miles et Stéhanie Nebehay; Henri-Pierre André pour le 
service français, édité par Tangi Salaün) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco il y a 8 mois

    De Mistura ne cherche pas à sauver Alep, il n'en a rien à faire d'Alep, il veut seulement sauver ses protégés d'al-Nosra et les conseillers ocidentaux qui les conseillent et les forment. Ils n'ont pas cherché à sauver Palmyre alors qu'ils en avaient la possibilité.