De lourdes peines pour les meurtriers de gardes civils espagnols

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DE LOURDES PEINES POUR LES MEURTRIERS DE GARDES CIVILS ESPAGNOLS EN 2007
DE LOURDES PEINES POUR LES MEURTRIERS DE GARDES CIVILS ESPAGNOLS EN 2007

PARIS (Reuters) - Deux membres de l'organisation séparatiste basque ETA ont été condamnés respectivement jeudi par la Cour d'assises spéciale de Paris à la réclusion à perpétuité et à 28 ans de prison pour le meurtre de deux gardes civils espagnols en 2007 à Capbreton (Landes).

Mikel Kabikoitz Carrera Sarobe a été condamné à la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans.

Saioa Sanchez Iturregui a été condamné à 28 ans de prison avec une période de sûreté des deux-tiers.

Un troisième homme, Asier Bengoa Lopez de Armentia, qui a été acquitté de ce crime, a été condamné à 15 ans de prison ferme pour appartenance à une organisation terroriste.

"Il est condamné pour son appartenance revendiquée à ETA à une peine qui est lourde. Cela nuance la satisfaction de la défense", a dit à Reuters son avocat, Jean-François Blanco.

Quatre autres membres d'ETA, poursuivis pour des faits connexes à ce double assassinat, ont quant à eux été condamnés à des peines allant de 5 a 9 ans de prison ferme.

L'ancien chef de l'appareil militaire d'ETA, Garikoïtz Aspiazu Rubina, dit "Txeroki", condamné début mars en France à 20 ans de réclusion pour l'enlèvement et la séquestration de trois Espagnols en 2007, a ainsi été condamné à neuf ans de prison, notamment pour direction d'une action terroriste.

Les deux gardes civils espagnols, Raul Centeno Bayon et Fernando Trapero Blazquez, se trouvaient en France pour une mission de renseignement classique visant ETA quand ils ont été tués le 1er décembre 2007.

Tombés fortuitement sur un groupe de trois etarras présumés alors qu'ils venaient boire un café dans une cafeteria d'une grande surface de Capbreton, ils ont été abattus dans leur voiture sur le parking au moment de repartir.

Le drame avait provoqué une vive émotion en Espagne, où une très importante manifestation de protestation contre ETA avait réuni gauche et droite, pour la première fois depuis 2003.

L'ETA est tenu responsable de la mort de plus de 800 personnes depuis le lancement de sa campagne de violences pour l'indépendance du Pays basque à la fin des années 1960.

Le mouvement séparatiste basque a annoncé en 2011 qu'il mettait fin à 40 ans de lutte armée pour l'indépendance.

Il a souhaité en novembre dernier l'ouverture de pourparlers avec les gouvernements espagnol et français afin de négocier la fin définitive de ses opérations militaires et la livraison de ses armes aux autorités.

Chine Labbé, édité par Patrick Vignal

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