De la viande dans des légumes Bonduelle

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VIDÉO - Certains légumes en boîte ou surgelés Bonduelle et Cassegrain contiennent un arôme à base de viande, ce qui n'était, jusqu'à récemment, pas mentionné sur l'étiquette. Les végétariens s'insurgent.

Une nouvelle affaire jette le discrédit sur les étiquettes alimentaires. Selon le site spécialisé Vegemag, repris dans LeParisien - Aujourd'hui en France ce vendredi, de nombreux produits des marques Cassegrain et Bonduelle, qui appartiennent au même groupe, contiennent de la viande alors que leurs étiquettes ne mentionnent que des légumes. La mention «arôme» ou «arôme naturel» dissimule en effet dans de nombreux cas des arômes d'origine animale, à base de poule, poulet, bœuf, porc ou mouton, comme l'a elle-même précisé la marque.

C'est le cas de 18 produits Bonduelle, comme les flageolets extra-fins, les haricots verts et les haricots blancs, les champignons à la grecque ou encore les épinards à la crème fraîche ainsi que de neuf produits Cassegrain, comme les petits choux de Bruxelles, les champignons de Paris aux marrons, bolets, cèpes et persil ou encore les haricots verts extra-fins, carottes et persil. Mais la liste des produits contenant de la viande sans que cela soit mentionné sur l'étiquette pourrait être bien plus longue. Selon le site d'information destiné à la communauté musulmane Al Kanz, Bonduelle fabrique en effet aussi, dans son usine de Renescure (Nord), des conserves pour Carrefour ou Intermarché.

S'agissant des produits de marque Bonduelle et Cassegrain, le groupe agroalimentaire s'est engagé à modifier son étiquetage, à la demande de Vegemag. «Des informations complémentaires ont été ajoutées sur notre site internet - NDLR: les fiches des produits concernés mentionnent dorénavant la «présence d'ingrédients d'origine animale dans la composition d'un arôme de ce produit» -. Elles apparaîtront sur les emballages concernés pour être directement accessibles lors de vos achats. [...] Ces changements d'étiquetage demanderont des délais plus importants mais seront réalisés», précise l'entreprise dans un communiqué. Dans LeParisien-Aujourd'hui en France, un porte-parole s'est engagé sur un délai de six mois.

Nouvel étiquetage

Le scandale de la viande de cheval survenu en 2013 a jeté un discrédit durable sur les étiquettes alimentaires. Un autre réseau de trafic de viande de cheval a été démantelé ces dernières semaines. Selon les autorités européennes, 4 700 chevaux impropres à la consommation ont été abattus et introduits dans la chaîne alimentaire entre 2010 et 2013 dans le cadre de ce second réseau.

Depuis la découverte du premier scandale, l'Europe et l'industrie agroalimentaire tentent de rassurer les consommateurs. Une nouvelle réglementation européenne impose, depuis le 1er avril, de préciser l'origine de la viande fraîche ou surgelée commercialisée dans l'UE. Une mention jusqu'à présent obligatoire seulement pour le boeuf. Mais au grand dam des associations de consommateurs, cette obligation ne concerne toujours pas les plats préparés.

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