De la Libye au Japon, le grand retour  des «expats» dans leurs patries 

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Confrontés à la guerre ou à la radioactivité, les expatriés quittent leur pays d'accueil. Outre les problèmes humanitaires que posent de tels transferts massifs de population, c'est l'un des piliers de la mondialisation qui paraît vaciller.

Le Japonais, d'une vingtaine d'années, en treillis, porte sur le dos un vieil homme qu'il fait sortir des décombres. L'image a fait le tour du monde. Un symbole immémorial de la solidarité entre générations: on imagine Énée tenant sur les épaules son père, Anchise, pour le sauver de l'incendie qui ravage la ville de Troie. Ainsi commencent L'Énéide et la civilisation romaine. Quel monde nouveau naîtra de la catastrophe nipponne ? Pour le moment, c'est l'exode qui frappe les esprits et suscite bien des questions.

Selon le décompte du Quai d'Orsay, sur les 9000 Français enregistrés dans les consulats, il n'en restait plus que la moitié dans le pays à la fin de la semaine dernière, dont 2500 à Tokyo et 2000 dans le sud de l'Archipel. La Chine a manifesté une promptitude au moins aussi grande pour évacuer ses «expats», tout comme elle avait déployé de vastes moyens deux semaines plus tôt pour rapatrier la quasi-totalité de ses ressortissants en Libye. Près de

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