De la Hongrie à l'Italie, le Brexit fait des vagues

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Le Premier ministre hongrois, l'eurosceptique Viktor Orban. 
Le Premier ministre hongrois, l'eurosceptique Viktor Orban. 

La Hongrie ne suivra pas la Grande-Bretagne. Viktor Orban, le plus eurosceptique des chefs de gouvernement européen, s'était en effet clairement exprimé contre l'hypothèse d'un « hexit » (sortie de la Hongrie de l'Union européenne) bien avant le référendum britannique.

La Hongrie est en effet l'une des premières bénéficiaires des aides européennes (elles représentent 6 % du PIB de la Hongrie) et, en raison de sa situation économique et géographique, elle réalise la majorité de ses échanges commerciaux avec les autres marchés de l'UE. Les Hongrois s'interrogent également désormais sur le sort qui attend leurs 80 000 compatriotes qui travaillent en Grande-Bretagne.

La victoire du « Leave » est même une mauvaise nouvelle pour le Premier ministre hongrois. Partisan d'une Europe faible et à la carte, ardent pourfendeur de la « technocratie bruxelloise », le leader populiste (que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker appelle « le dictateur » en privé et avec humour) a perdu avec le départ de la Grande-Bretagne de l'Union l'influent "modèle" sur lequel il appuyait sa politique. Reste qu'il entend continuer sa guérilla contre Bruxelles. Avec les autres membres du groupe Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne), il entend induire un référendum sur le système de répartition des réfugiés dans tous les pays de l'Union. Mais alors qu'Angela Merkel a annoncé que les...

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