De la guerre à la danse, tous les cinémas du monde

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Chaque mercredi dans La Matinale, la rédaction du « Monde » vous propose son choix de films à découvrir.

La semaine cinématographique sera bipolaire, tiraillée entre la violence – de la guerre, de l’éducation –, et la poésie – des bufflons noirs de Campanie, de la danse israélienne. Et, si vous êtes à Paris, trois lieux vous ouvrent les portes de Cannes.

FAITES ENTRER L’OFFICIER : « A War », de Tobias Lindholm

Etant donné la production annuelle de longs-métrages au Danemark (entre 25 et 30) et la taille du contingent danois en Afghanistan de 2001 à 2014 (800 militaires au plus fort de l’engagement), le nombre de films que les cinéastes du royaume ont consacrés au conflit est remarquable, surtout si on le rapporte à l’intérêt que le sujet a suscité chez les producteurs, scénaristes et réalisateurs français. A War s’ajoute à Brothers, de Susanne Bier (2004), Everything Will Be Fine, de Christoffer Boe (2010), et Armadillo, le terrible documentaire de Janus Metz sorti la même année ; des films réalisés alors que le Danemark était encore plongé dans le conflit. Scénariste (entre autres de deux saisons de la série « Borgen ») et réalisateur de Hijacking (2012), Tobias Lindholm peut s’offrir le luxe du recul, puisque son pays a quitté l’Afghanistan en 2014.

Il en profite pour offrir un examen rigoureux et fascinant de cet avatar moderne d’une très ancienne activité humaine : la guerre caritative, dont le but affiché est moins la destruction de l’ennemi que le bien des populations du théâtre des opérations. Son film se veut un récit précis, nourri de l’expérience des militaires da...

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