De la drogue dans les canalisations

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Les traces de drogues dans les eaux usées permettent de suivre les consommations de ces toxiques dans la population.

L'eau n'a peut-être pas de mémoire, mais elle conserve d'encombrants souvenirs. Après les résidus de médicaments, de pesticides, de métaux lourds... Les chercheurs se penchent désormais sur un dossier tout aussi explosif: les traces de drogues.

Une équipe du laboratoire de santé publique et environnement (université Paris-Sud, UMR 8079) a ainsi effectué la première étude française sur le sujet (1) en analysant des eaux usées collectées dans six stations d'épuration.

Les scientifiques, qui ont publié leurs résultats dans la revue Forensic Science International se sont intéressés à quatre substances: la cocaïne, l'ecstasy, l'amphétamine et la buprénorphine (un médicament de substitution à l'héroïne). Et les résultats sont là qui montrent des traces plus ou moins importantes de chacune des substances dans les eaux des égouts. Les teneurs en cocaïne notamment «varient entre 5 et 336 ng/l et entre 37 et 850 ng/l pour la benzoylecgonine (principal métab

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