De l'uranium pour le XXIIe siècle

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L'énergie nucléaire a au minimum 100 ans devant elle.
L'énergie nucléaire a au minimum 100 ans devant elle.

Un rapport de l'OCDE révèle qu'il reste assez d'uranium pour environ un siècle supplémentaire d'énergie nucléaire.



La matière première de l'énergie atomique pourrait néanmoins disparaître dans le courant du siècle prochain si notre consommation reste telle quelle, assurent des experts de l'AEN (Agence pour l'Énergie Nucléaire), l'organisation intergouvernementale appartenant à l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique), et de l'AIEA (Agence Internationale pour l'Énergie Atomique). Sur son site, l'AIEA affirme ainsi que les « ressources identifiées sont suffisantes pour plus de 100 ans d'approvisionnement par rapport aux exigences actuelles ».


Mais comme le pétrole avant lui, l'uranium devra faire face au développement massif du nucléaire civil (et même militaire) de certains pays émergents ? ou prétendus tels ? comme la Chine, l'Inde et la Corée du Sud. Dans ces Etats, la demande énergétique croissante impliquerait une augmentation de la production du parc atomique mondial de 44 % à 99 % d'ici 2035. De même, la production globale a déjà augmenté de 25 % entre 2008 et 201, notamment grâce à la production effrénée du Kazakhstan, l'actuel premier producteur mondial, et au retraitement des combustibles usagés.



L'émergence de l'énergie durable


Le problème majeur, c'est que l'uranium n'est ni éternel, ni renouvelable. Cela signifie qu'il faudra donc trouver des réponses pertinentes assez rapidement à la hausse perpétuelle de la demande énergétique. Dans le nucléaire, les réacteurs à neutrons rapides, des turbines de quatrième génération qui devraient permettre de consommer moins d'uranium naturel que celles d'aujourd'hui, pourraient avoir les faveurs de nombreux décideurs. Ils sont néanmoins chers à construire et le traitement des déchets atomiques demeure très perfectible.


De quoi légitimer une nouvelle impulsion en faveur des énergies vertes, qui par définition éliminent toute pollution radioactive en aval et sont renouvelables. De moins en moins coûteuses à construire et de plus en plus efficaces, elles devraient être l'alternative la plus viable et la moins dangereuse pour l'environnement. À bon entendeur...


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