De l'importance sociale du Betis

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De l'importance sociale du Betis
De l'importance sociale du Betis

Alors que son président a été reconduit hier, le Real Betis Balompié raconte, à sa façon, l'importance du football dans toutes les strates de la société espagnole. Une responsabilité sociale, assumée par Pepe Mel et ses ouailles, qui attire forcément quelques requins mal intentionnés.

Entre son Alcazar, sa Plaza de España et sa cathédrale Notre-Dame du Siège, Séville compte l'une des plus belles offres touristiques d'Espagne. Un constat qui s'applique à toute l'Andalousie, puisque Grenade, Cordoue ou encore Almería proposent des monuments et des cadres idylliques. Cependant, loin de ses édifices majestueux et de son climat paradisiaque, l'Andalousie connaît sa part d'ombre. Une pénombre qui se traduit en une donnée : avec ses 42% de chômage, la communauté du Sud de la péninsule ibérique se situe en tête du classement des régions de l'Union européenne les plus meurtries par le non-emploi. Séville, en plus d'être la capitale andalouse, est donc également celle du chômage européen. Une situation des plus précaires qui conduit la population à se réfugier dans le sport, et plus particulièrement dans le football. Ainsi, dans son histoire plus que centenaire, le Betis n'a jamais connu autant de supporters. Une "masse sociale" - appellation espagnole - qui est estimée à pas moins de 35 000 socios officiels et qui place les Verdiblancos au cinquième rang des équipes les plus adulées du pays.

Pepe Mel : "Que les gens se reconnaissent dans le Betis"


L'importance du Betis Balompié, démesurée pour les uns, enviée par d'autres, se retrouve à l'identique chez son faux frère du FC Séville. À la différence près que les Palanganas vivent une période faste, aussi bien en matière de titres sportifs que d'une dette qui ne cesse de dégonfler. Un constat qui ne s'applique en aucun cas aux locataires du Benito Villamarin. Ce mercredi, suite à une assemblée extraordinaire des actionnaires, ils ont réélu Juan Carlos Ollero. Une réélection qui est censée légitimer sa direction, mettre fin à des années de bisbilles avec la justice et rendre une certaine stabilité au club. Comme le rappelle Pepe Mel, actuel coach du Betis : "Je suis arrivé en 2010 à la tête du Betis. Le club était alors en Deuxième Division, sa situation économique était désastreuse. Nous avons décidé, avec le président de l'époque, que la solution était d'avoir une feuille de route bien stricte : que tous les supporters, les gens du club, les joueurs se reconnaissent à travers le Betis et sa manière de jouer." Une stratégie qui vise à remettre le sportif au premier plan, mais qui ne peut cacher la guéguerre interne qui gangrène le club.

Depuis 2010, le…




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