De l'honneur de Pellegrini

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De l'honneur de Pellegrini
De l'honneur de Pellegrini

Tout le monde parle du futur, mais a déjà oublié le passé et le présent. Lundi dernier, alors que City officialisait l'arrivée de Pep Guardiola l'été prochain, Manuel Pellegrini fermait la porte, sans bruit, devant l'assistance. Depuis, la folie Guardiola a pris dans ses bras Manchester, laissant déjà l'entraîneur chilien dans l'oubli. Ce qui est impossible.

Tout le monde avait le nez planté dans son carnet. C'était une conférence de presse comme une autre. Manchester City se déplaçait le lendemain à Sunderland, et Manuel Pellegrini devait se présenter face aux médias pour donner les dernières nouvelles de son groupe. Rien de plus. La scène est hebdomadaire, les questions s'enchaînent. Quelques questions sur Touré, un ou deux points blessures et chacun range ses affaires. Le moment choisi par l'entraîneur chilien, arrivé à City en juin 2013, pour prendre la parole : "Rien ne se passe derrière mon dos. Je suis au courant depuis maintenant un mois. Je ne serai plus là, devant vous, à partir du 30 juin prochain." Ce qui était un secret mal gardé devient officiel. Pep Guardiola sera bien debout, derrière la ligne d'un banc anglais, la saison prochaine et ce sera bien à Manchester City. Avec un beau salaire, un beau costume, son crâne et sa barbe bien taillée. Un contrat de trois ans et quelque 20 millions d'euros annuels. Le tout, quelques mois après avoir refusé une offre de prolongation du Bayern avec un salaire de 17 millions par an à laquelle Guardiola avait demandé une hausse de sept millions. Manchester City entrera donc, l'été prochain, dans une nouvelle ère avec encore un peu plus de démesure et une enveloppe d'environ 200 millions d'euros promise au technicien espagnol pour installer ses idées. Pellegrini, lui, reste sur le bord de la route.

Pellegrini annonce son départ à la fin de la saison

L'amour d'un groupe


La perspective d'une confrontation entre le Bayern et City en Ligue des champions est lointaine et ne nous intéresse pas. Car l'Etihad Stadium sait avant tout ce qu'il vient de perdre et imagine seulement ce qu'il vient de récupérer. Oui, Guardiola pourrait être celui qui fait basculer City dans la dimension européenne qu'attendent ses propriétaires, mais la trace laissée par Manuel Pellegrini restera indélébile. Son bilan est net : jusqu'ici, Pellegrini a dirigé 100 rencontres de Premier League et en a remporté 65. Dans l'histoire du championnat anglais, c'est simple, seul José Mourinho a fait mieux lors de ses débuts. En trois saisons, l'Ingénieur a déjà glané un doublé championnat-League Cup en 2014 et reste pour le…



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