De l'élection contestée à la guerre civile

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Quatre mois et demi auront été nécessaires pour départager le «président élu» et le «président autoproclamé».

L'arrestation, lundi, de Laurent Gbagbo clôt le chapitre ouvert par sa folle déclaration de victoire à la présidence, le 3 décembre 2010. La crise ivoirienne et son conflit avec Alassane Ouattara ont des origines plus anciennes. Mais ce jour-là, en poussant le Conseil constitutionnel, qui lui était acquis, à proclamer sa victoire au second tour de la présidentielle, avec 51,45% des suffrages, Laurent Gbagbo aura en vain tenté de corriger l'Histoire. La veille, Alassane Ouattara venait d'être proclamé vainqueur de cette même présidentielle ivoirienne, par la commission électorale qui lui avait accordé 54,1% des suffrages.

L'ONU, l'Union africaine, les États-Unis, la France… Toute la communauté internationale a validé ce résultat. Sans jamais parvenir à infléchir Laurent Gbagbo, qui ne pliera que sous la contrainte des armes.

Le plan B, la force

À compter du 3 décembre 2010, pendant quatre mois et demi, il y eut donc le «président élu» et le «préside

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