De l'art lyrique à la danse, l'Opéra de Lille estompe les frontières pour la saison 2014-2015

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Parmi les huit rendez-vous lyriques de la saison, un record, l'Opéra de Lille s'appuie sur trois grandes oeuvres du répertoire, à commencer, dès octobre, par "Castor et Pollux", de Jean-Philippe Rameau. La mise en scène de l'Australien Barrie Kosky, S.Pal
Parmi les huit rendez-vous lyriques de la saison, un record, l'Opéra de Lille s'appuie sur trois grandes oeuvres du répertoire, à commencer, dès octobre, par "Castor et Pollux", de Jean-Philippe Rameau. La mise en scène de l'Australien Barrie Kosky, S.Pal

(AFP) - Opéra sans danseurs ou chorégraphes à la mise en scène, l'Opéra de Lille s'amuse à estomper la frontière entre les genres pour sa saison 2014-2015, annoncée lundi et qui met en avant la "vitalité et la force de l'art lyrique".

"Nos choix sont révélateurs de la diversité de l'opéra. Aujourd'hui, de nombreux metteurs en scène de théâtre, plasticiens ou encore artistes de cirque s'intéressent à l'opéra", note en guise d'introduction Caroline Sonrier, directrice de l'Opéra de Lille.

Parmi les huit rendez-vous lyriques de la saison, un record, l'Opéra de Lille s'appuie sur trois grandes oeuvres du répertoire, à commencer, dès octobre, par "Castor et Pollux", de Jean-Philippe Rameau. La mise en scène de l'Australien Barrie Kosky, à la direction très physique, sera à découvrir pour la première fois en France.

Le traitement des choeurs dans "Idomeneo" fera vibrer la fibre sacrée de Mozart, en janvier, avant l'éternel classique de Puccini, "Madama Butterfly", en juin, remontée à Lille 11 ans après une première production, sous l'égide de Jean-François Sivadier.

- Quatre oeuvres contemporaines -

L'incandescent drame musical sera retransmis sur écran géant dans plusieurs villes de la région le 2 juin.

Quatre oeuvres contemporaines vont également scander la saison. Dans "Matsukaze", de Toshio Hosokawa, la chorégraphe berlinoise Sasha Waltz guidera solistes, choeurs et danseurs dans une oeuvre inspirée du théâtre nô.

A l'adresse des grands comme des petits, "Le Petit Prince", de Michaël Levinas, en décembre, et "Solaris", de Dai Fujikura, en mars, tiré du roman de science-fiction et chorégraphié sur fond d'images 3D, visent à élargir le public.

Enfin "Le Balcon", de Peter Eötvös, d'après Jean Genet, sorte de cabaret contemporain, sera mené par la baquette de Maxime Pascal, lauréat en mars du premier prix de direction d'orchestre de Salzbourg.

Le huitième rendez-vous lyrique est une oeuvre atypique, un opéra miniature où le narrateur est un ténor soliste, un format qui se rapproche du récital et sans danseurs : "Le Journal d'un disparu", de Leos Janacek.

Côté danse, les chorégraphes Alain Platel et Robyn Orlin viendront avec leurs nouvelles créations de l'été 2014. Le premier s'inspire d'un documentaire sur une femme schizophrène dans "Tauberbach". La Sud-Africaine présentera quant à elle une création du prochain festival d'Avignon, inspirée par la vie des Noirs dans son pays marqué par l'apartheid.

Maguy Marin présentera son nouveau ballet en janvier, et en fin de saison, Daniel Linehan, en résidence à l'Opéra de Lille, s'attaquera à une version remontée du "Sacre du Printemps".

Musique de chambre (avec notamment le pianiste Alain Planès et ses invités) et récitals (le baryton Gerald Finley ou la mezzo-soprano Anna Bonatibus) auront la part belle côté musique, pour ponctuer la saison également emmenée par les Concerts d'Astrée, en résidence à Lille.

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