De l'art d'avoir des couilles

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De l'art d'avoir des couilles
De l'art d'avoir des couilles

Elles ne sont pas vraiment rondes, ne rebondissent pas comme des ballons, et ont depuis toujours la phobie des coups de pied. A première vue, les couilles ne sont donc pas faites pour jouer au foot. Et pourtant, on ne cesse de les associer au courage et à l'ambition de jeu des entraîneurs. A tort.

Des couilles, des couilles, et encore des couilles. Voilà ce que demandent depuis toujours les supporters de football, naturellement avides de rondeurs. Si le public francophone est trop poli pour exiger autre chose que le classique " mouillez le maillot ! ", les autres langues n'ont pas attendu Luis Fernandez pour faire des mots coglioni et huevos les plus grands habitués des gradins italiens, espagnols et sud-américains. Le principe est guerrier : ne jamais reculer face à un duel, tacler avec vigueur, mettre sa tête avec courage, jouer des épaules avec virilité. Du côté de la Bombonera et de Boca Juniors, il est même dit que tout sera pardonné à un joueur qui " laissera ses œufs sur le terrain ". Résultat : les joueurs courent comme des poules dont on aurait coupé la tête. Et le jeu s'évalue en nombre de kilomètres parcourus plutôt qu'en plaisir et prouesses footballistiques. Mais alors, ça veut dire quoi, avoir des couilles en football ?
Les boucles de David Luiz
Lorsque Laurent Blanc a choisi de titulariser David Luiz devant la défense lors du match aller contre Chelsea au Parc des Princes, alors qu'il ne l'avait jamais fait auparavant, une bonne partie du public parisien a salué le choix de l'entraîneur pour son courage, son audace et l'usage soi-disant approprié de ses couilles, portées disparues depuis le suicide tactique de Stamford Bridge l'an passé. Après un an et demi de travail sur l'un des jeux de possession les plus efficaces du continent, après avoir fait de la paire Verratti-Motta l'un des milieux les plus redoutés au monde, on aurait cru qu'il devenait tout à coup " courageux " d'improviser en plaçant un défenseur central en plein milieu du jeu. Comme si le physique, tôt ou tard, finissait toujours par l'emporter sur la technique dans ce monde qui préfère la Premier League à la Liga. Finalement, Laurent Blanc titularisait le Brésilien et obtenait un match nul peu satisfaisant, perdant l'occasion d'écraser des Blues trop prudents. Mais tant pis, les Parisiens s'étaient puérilement laissés séduire par la vigueur offerte par le jeu de David Luiz.

Mais qu'est-ce que ça veut dire, entraîner avec ses couilles ? Et si, justement, Laurent Blanc était un entraîneur qui écoutait bien trop son bassin ? Ancien joueur à l'élégance rare, défenseur raffiné et même buteur, Lolo s'est formé pour devenir un entraîneur tout aussi classe. Un coach qui demanderait...




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