De l'animation au réel, un feu d'artifice cinématographique

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De l'animation au réel, un feu d'artifice cinématographique
De l'animation au réel, un feu d'artifice cinématographique

Moins de sorties qu’à l’ordinaire mais une belle diversité : c’est l’offre cinéma du jour.

De l’Islande à Marseille, de l’animation au réel, de moult chefs-d’œuvre du passé aux rares joyaux des nouveautés : tel est le feu d’artifice cinématographique du 14 juillet.

TROUBLE DANS LA FILIATION : « Sparrows », de Rúnar Rúnarsson

Les films de l’Islandais Rúnar Rúnarsson se plaisent à des âges frontières : l’aube de l’âge adulte et son champ des possibles trop étendu pour les jambes adolescentes encore frêles, et son crépuscule – un combat de l’ombre et de la lumière dans les yeux des presque vieux, qui entrevoient au bout du champ, debout contre la clôture, la mort qui patiente. La vie devant soi, la vie derrière : le même vertige, vécu d’une rive puis de l’autre, d’où les héros de Rúnar Rúnarsson semblent s’observer et se comprendre en silence, les vieux d’un côté, les jeunes de l’autre. Au début du film, l’adolescent fait à contrecœur ses adieux à sa mère, qui le renvoie quelque temps chez son père, avec lequel il ne vit plus depuis six ans. Le fils voudrait aimer le père, mais il n’est pas simple de se reprendre d’affection pour ce quadragénaire taiseux qui vit des rentes de sa propre mère, en feignant de travailler entre deux beuveries. Le père aime le fils et ne sait pas le dire. Noémie Luciani

Film islandais, danois et croate de Runar Runarsson, avec Atli Oskar Fjalarsson, Ingvar Eggert Sigurðsson… (1h39.)

CHEFS-D’ŒUVRE EN OPTION : cinq avantageuses reprises estivales

Il est rare que cinq reprises, toutes hautement recommandables, sortent le même jour sur...

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