De l'amour du maillot à Lyon

le
0

Si l'amour du maillot en tant que notion générale se perd dans le monde du football, il y a des clubs dans lesquels il symbolise encore quelque chose. Parmi eux, on retrouve bien sur Saint-Étienne et Lens, mais aussi l'Olympique Lyonnais, qui souffre pourtant d'un déficit de crédibilité nationale à ce sujet.

Lors de son arrivée à la tête de l'Olympique Lyonnais en 1987, c'était son but. C'est désormais une réalité. Jean-Michel Aulas a réussi à faire de l'OL une institution. Ce mot un peu fourre-tout est le nouveau cheval de bataille du président depuis quelques années. Depuis la fin des années fastes, depuis qu'on a commencé à voir le fond du tiroir de la caisse enregistreuse sur la rive gauche du Rhône, on a tout misé sur cette institution, justement. Comme tous les organismes qui partagent ce joli nom, elle doit bien véhiculer des valeurs cette institution. Il ne s'agit pas simplement de sortir des pépites du centre de formation, de les empiler et de voir si la mayonnaise prend. Et si, parmi les valeurs de l'institution OL, l'amour du maillot était la plus importante. L'hypothèse ferra sans doute sourire la France, et surtout les " vrais " clubs historiques un peu pédants, qui moqueront le nouveau riche OL sans histoire. Pourtant, à Lyon, le maillot compte vraiment. Et quiconque ne le mouille pas s'expose à de nombreuses critiques des coéquipiers, des supporters et des dirigeants. Les joueurs peuvent actuellement en témoigner.

Bien avant les titres, le maillot avant tout


Non, l'amour du blason frappé du lion n'est pas né avec les sept titres de l'OL dans les années 2000. Il a toujours été là, même lorsque l'équipe se battait dans le ventre mou de la première division. Il faut dire que – parenthèse brésilienne exceptée – l'OL a toujours fait confiance aux garçons du cru. " Moi je jouais avec Bruno Génésio, Rémi Garde, Bruno N'Gotty : que des purs Gones ", se souvient Patrice Ferri, qui a porté la tunique rouge et bleue en 1992-1993. " Ils étaient tous capables d'aller très loin pour ce maillot. C'est assez paradoxal. Ce n'est pas ce qu'on connaît de Lyon. C'est un phénomène plus souvent lié à Saint-Étienne, à Marseille. Mais croyez-moi, les Gones ont ça en eux ", poursuit-il. Bien avant cette génération là, l'OL pouvait déjà compter sur des joueurs fortement attachés au club. Fleury Di Nallo était, par exemple, déjà très ancré dans cet esprit très lyonnais. La nomination de Bruno Génésio au poste d'entraîneur principal il y a quelques semaines s'expliquent alors logiquement.






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant