De l'affaire DSK au 6 mai

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TRIBUNE - Alberto Toscano, écrivain* et journaliste italien, donne sa lecture du déroulement de la course à la présidentielle depuis un an.

Elle a été bien longue, cette campagne présidentielle. Il y a un an, l'onde de choc du séisme - commencé au Sofitel de Manhattan - est arrivée en France comme un tsunami, en bouleversant le paysage politique hexagonal. Drôle de début pour une campagne électorale. Une scène conviviale est gravée dans ma mémoire. L'un des premiers jours de l'affaire DSK, j'ai dîné avec un groupe d'amis chez un politologue français. On a écouté tous ensemble, dans un silence d'outre-tombe, les informations en provenance de la Grosse Pomme (expression indiquant à la fois la ville de New York et l'idée du fruit interdit, qui provoque aux hommes insatiables la perte de l'Eden et la chute dans cette vallée de larmes). Ce soir-là, on a fait une entorse à la liturgie des dîners en ville, qui refuse avec horreur l'idée d'une télé allumée entre le foie gras et le fromage. Seulement en 1998 (à l'époque de la Coupe du monde et de l'enthousiasme collectif pour la «France bleu,

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