De Kiev à Kiev, la petite mutation de la Roja

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De Kiev à Kiev, la petite mutation de la Roja
De Kiev à Kiev, la petite mutation de la Roja

Victorieuse de l'Euro il y a de ça trois ans, la sélection espagnole retrouve Kiev pour y conclure sa campagne de qualification. Un espace-temps durant lequel la Roja a connu plus de pépins que de succès. État des lieux d'une Espagne qui, loin d'avoir évacué ses doutes, s'avance sûre d'elle-même.

En l'espace de trois ans, l'Ukraine troque ses festivités liées à l'organisation de l'Euro pour un climat belliqueux, fruit des tensions entre pro-Russes et pro-UE. Pour autant, le ballon rond tourne toujours. Le championnat reprend ses droits, Dynamo comme Shakhtar participent à la Ligue des champions, et les Jovto-Blakytni tentent d'assurer leur participation au rendez-vous français de l'été prochain. Une qualification qui passe par une victoire impérative sur l'Espagne. De retour dans un stade qui l'a sacrée plus grande sélection de tous les temps, la Roja s'interroge. Ses soucis semblent bien risibles par rapport à ceux de son adversaire du jour. Pour preuve, ils restent propres au rectangle vert - la situation de Gerard Piqué mise à part. Il n'empêche : ridiculisée au Brésil, la bande à Iker Casillas a "beaucoup souffert pour se qualifier", dixit Vicente del Bosque suite au succès décisif face au Luxembourg. Des difficultés qu'expliquent le renouvellement de génération et les tâtonnements qui en découlent. Mais qui ne suffisent pas à exclure la Roja de la course au titre.

Une Roja victime "des extrémistes" ?


Le premier "non-changement " notable de l'équipe d'Espagne se trouve sous sa guérite. Contestée après l'échec brésilien, la moustache de Vicente del Bosque peuple toujours les couloirs de las Rozas. Un Clairefontaine sauce patatas-bravas que l'intéressé ne souhaite pourtant squatter indéfiniment. "Il n'a jamais parlé d'argent, il a signé presque sans regarder le contrat. Il était plus préoccupé par les salaires de ses adjoints que le sien, au point qu'il a voulu répartir de manière égale les quantités d'argent perçues sur des contrats publicitaires alors qu'il était gagnant", confirme au Pais un dirigeant de la RFEF. L'insistance de son président suffit à le convaincre de prolonger l'aventure. Pour autant, son crédit se dégonfle, malgré les succès mondialiste de 2010 et européen de 2012. Ses choix, autrefois approuvés sans le moindre débat, deviennent sujets à de stériles polémiques. Même ses multiples prises de position en faveur d'un Gerard Piqué conspué ne trouvent un écho favorable. Une ambiance délétère que Del Bosque, dans une interview au Mundo, explique par "une époque où les extrémistes sont rois, où le football est manipulé".

Car,…




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