De jeunes passionnés d'informatique « hackent » les codes de l'entreprise

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La « salle de réunion » est dans le jardin.
La « salle de réunion » est dans le jardin.

A Fresnes, en banlieue parisienne, neuf mordus d’informatique et de bricolage partagent le même toit, élèvent des poules et travaillent sans relâche à la création de nouvelles technologies.

Au premier abord, rien ne distingue le pavillon des autres habitations alignées à intervalles réguliers le long d’une petite rue calme et fleurie de Fresnes, en banlieue sud de Paris (Val-de-Marne). « Vous cherchez les geeks [informaticiens] ? Si vous trouvez des poules, c’est que vous êtes arrivé ! », s’enquiert un voisin, visiblement amusé par la présence régulière de six gallinacés sur le trottoir. Il n’y a plus qu’à suivre le conseil et le bruit des caquètements pour trouver la « hacker house » des neuf passionnés d’informatique.

Agés de 19 ans à 26 ans, ils partagent une maison et leurs compétences au service de Seed-Up, une start-up créée fin 2015, spécialisée dans le développement de sites Internet, d’applications et autres nouvelles technologies. Le concept, né dans la Silicon Valley, s’est exporté en Allemagne et en Angleterre avant d’être reproduit en France.

« Il faut faire sa place » L’idée est née en 2014 à la suite d’une rencontre entre Paul Poupet, 24 ans, aujourd’hui patron de la jeune entreprise et Robin Lambertz, 20 ans, diplômé de l’Ecole 42 – fondée Xavier Niel, par ailleurs actionnaire à titre personnel du Monde –, à l’occasion d’un hackaton, ces compétitions ou les informaticiens développent une idée en quarante-huit heures. Elle a ensuite pris forme dans la bibliothèque de l’Ecole centrale Paris, en septembre 2015, avec l’aide de Benjamin Poilvé.

Une fois le projet lancé et presque 20 000 euros de prêts bancaires plus tard, ils sont suivis par Edou...

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