De flic à politique, il n'y a qu'un pas

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

C'est ce que l'on appelle une véritable contagion. Signe des temps : la politique est devenue le lieu de reconversion de bon nombre d'anciens flics ou de fonctionnaires toujours en exercice. En effet, dans une époque où l'insécurité est l'une des principales préoccupations des Français, quoi de mieux qu'un représentant de l'ordre pour critiquer la politique sécuritaire du gouvernement ou d'un élu sortant ? Avoir un flic dans son parti, pour sa campagne, est un atout indéniable, même si cela pose des problèmes de neutralité et de déontologie évidents. Bruno Beschizza est le symbole de cette politisation de la police et de ses syndicats. Cet ancien commandant, ex-secrétaire général de Synergie Officiers, devenu secrétaire national de l'UMP chargé des questions de sécurité, avait ouvert la voie en remportant les élections régionales en 2010. Très proche de l'idéologie et de l'entourage sarkozyste, aujourd'hui dans l'opposition, il n'a eu de cesse de fustiger violemment le couple Valls-Taubira, allant même jusqu'à les traiter d'"imposteurs". Le retour de bâton ne s'est pas fait attendre : le ministre de l'Intérieur l'a écarté de la sous-préfecture en Seine-Saint-Denis obtenue sous le mandat de Sarkozy. Aujourd'hui, à quelques semaines des municipales, la bataille politique fait rage à Aulnay-sous-Bois. En effet, Bruno Beschizza y défendra les couleurs de l'UMP tandis que la ville a reçu en grande pompe la visite de Manuel Valls au...

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