De fausses fiancées tchétchènes arnaquent le groupe Etat islamique

le , mis à jour à 13:14
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De fausses fiancées tchétchènes arnaquent le groupe Etat islamique
De fausses fiancées tchétchènes arnaquent le groupe Etat islamique

Les combattants du groupe Etat Islamique (EI), prêts à tout pour appâter de nouvelles recrues, sont parfois piégés. D'après une information révélée par Russia Today, trois femmes tchétchène sont parvenues à escroquer les djihadistes en retournant contre eux l'une de leurs armes de prédilection : les réseaux sociaux. 

La Tchétchénie, république de la Fédération de Russie à majorité musulmane, est une terre de choix pour les recruteurs et propagandistes de Daesh (autre nom donné à l'EI). Des jeunes femmes l'ont bien compris. Via les réseaux sociaux, elles ont contacté les recruteurs pour leur faire croire qu'elles voulaient partir en Syrie, épouser les terroristes. Mais les fausses futures fiancées disaient n'avoir pas l'argent pour se payer le voyage. Les djihadistes ont donc proposé de régler les frais. Une fois l'argent versé via un transfert anonyme, les jeunes femmes ont récupéré les sommes et fermé leurs comptes créés sous de fausses identités. 

2 800 euros soutirés

Au total elles ont soutiré près de 2 800 euros à l'organisation. Des transactions qui ne sont pas passées inaperçues aux yeux de la police. Les membres de l'e-unit chargés de surveiller l'activité des terroristes sur le territoire tchétchène ont interpellé les femmes qui font l'objet d'une enquête pour fraude. 

Dans la presse, Valery Zolotaryov, membre de l’e-unit à l’origine de l’arrestation, s'est appliqué à dissuader d'éventuelles nouvelles prétendantes à l'arnaque : « Je n’ai pas souvenir d’une affaire équivalente. Sans doute que personne n’a creusé assez profondément dans cette direction. Quoi qu’il en soit, je ne conseille à personne d’entrer en contact avec de dangereux criminels, surtout si c’est pour leur soutirer de l’argent.»

«Je vais t'aider autant que je peux ma sœur »

Le site Lifenews, a rencontré l'une des trois femmes, Maryam. Assignée à résidence, elle reconnaît avoir ...

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