De Detroit au Var, des films pour traverser l'enfer et le paradis

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De Detroit au Var, des films pour traverser l'enfer et le paradis
De Detroit au Var, des films pour traverser l'enfer et le paradis

L’essentiel se joue cette semaine entre la France et l’Amérique, dans des genres très différents.

La semaine sera riche sur les grands écrans, avec une série B horrifique dans un Detroit ruiné, le voyage d’un adolescent à la recherche de lui-même dans une boucle temporelle, et un ultime face-à-face retors entre un vieux séducteur impénitent et son fils.

AU CŒUR D’UNE SÉRIE B D’HORREUR. « Don’t Breathe, la maison des ténèbres » de Fede Alvarez

Quel meilleur décor que Detroit pour un film d’horreur ? Il fallait y penser, mais avec ses usines désaffectées, ses entrepôts vides, ses quartiers entiers à l’abandon, ses maisons claquemurées, ses rues sans âme qui vive, la cité portuaire du Michigan, qui a subi de plein fouet la crise de l’industrie automobile, a, par bien des aspects l’apparence d’une ville fantôme. C’est dans cette scénographie de désolation urbaine, où survivent des restes de populations démunies, que s’inscrit Don’t Breathe, prenant ainsi le parti solide, finalement assez rare, de faire naître l’épouvante d’une catastrophe économique et sociale bien réelle. Ses protagonistes, une bande de trois jeunes braqueurs sans le sou ont vent d’une fortune sur laquelle serait assis un vétéran d’Irak, vivant seul et reclus dans une masure idéalement isolée. Après quelques repérages, les compères s’infiltrent, la nuit venue, dans les lieux. En ressortir sera évidemment beaucoup plus compliqué : le vieillard, bien qu’aveugle, se révèle un adversaire coriace, à l’ouïe fine et à la gâchette facile, et la maison recouvre des gouffres bien plus profonds que le secret de son...

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