David Ulm : " Je ne remercierai jamais assez ma femme "

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L'Arminia Bielefeld, club de troisième division, affronte le VfL Wolfsburg en demi-finale de Coupe d'Allemagne. L'occasion de papoter avec David Ulm, milieu de terrain français de l'Arminia. Un mec qui a bien galéré par le passé, et qui vit actuellement un véritable conte de fées. Le tout grâce à sa femme, qui l'a convaincu de passer un coup de fil après avoir fait un rêve.

Tu es originaire de Wissembourg, ville frontalière avec l'Allemagne. À la base, c'est quoi ton rapport avec ce pays? A vrai dire, je n'en avais pas vraiment. Des fois, avec les copains, on allait à la piscine là-bas par exemple. J'ai beau avoir un nom allemand, je n'ai pas de famille en Allemagne. Du moins, pas que je sache. Comme je viens d'Alsace, j'ai appris l'allemand à l'école, ce qui n'était pas très difficile, vu que je parlais déjà alsacien. Et avant d'aller à Siegen, en 2006, je n'aurais jamais penser aller jouer au football là-bas un jour. Déjà, avec mes potes, je traînais plutôt à Strasbourg ou à Hagenau que de l'autre côté de la frontière.
Pendant cinq ans (de 2000 à 2005), tu joues en équipe réserve du Racing Club de Strasbourg... En fait, je suis arrivé au Racing en U15 2ème année. J'ai fait deux ans en U17, puis j'ai surtout joué avec la réserve. Je me suis déjà entraîné avec les pros, j'avais disputé un ou deux matchs amicaux, mais je n'ai jamais joué en match officiel avec l'équipe fanion. J'étais un espoir, mais il y a eu des complications. Avant, je n'avais pas d'agent. Mon père a voulu jouer ce rôle, et ça ne s'est pas très bien passé. Pourtant, Marc Keller, qui était manager à l'époque, m'aimait bien. Mais il y a eu des négociations difficiles, et peut-être que je n'étais pas assez mûr, assez fort pour supporter toute cette histoire. J'étais considéré comme le talent alsacien de ma génération, j'étais persuadé que j'allais réussir... Après, je ne veux pas rentrer dans les détails, mais en gros, les relations se sont un peu dégradées, c'était devenu difficile pour moi de m'imposer. Aujourd'hui, avec l'âge, le recul, je saurais comment réagir dans ce genre de situation. À l'époque, on me mettait une grosse pression. C'est du passé ; j'ai beaucoup appris à travers ça. C'est ce qui a fait que je suis allé ensuite en Allemagne. Je voulais réussir au Racing Club de Strasbourg, mais bon, ça ne s'est pas fait.
Mais avant l'Allemagne, tu te retrouves à Mulhouse. Oui, et à peine arrivé, je me fais les ligaments croisés. C'était dur, j'ai failli tout laisser tomber, mais heureusement, il y avait ma femme, mon beau-frère et ma belle-mère qui me soutenaient. Ils ont cru en moi, ça m'a reboosté. Et à ce moment-là, grâce à un agent, je me suis retrouvé en…


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