David Trezeguet, une vie en noir et blanc. Et en bleu. .

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David Trezeguet, une vie en noir et blanc. Et en bleu. .
David Trezeguet, une vie en noir et blanc. Et en bleu. .

Selon les médias argentins et son agent, le roi David tire sa révérence. Après des années de bons, loyaux et contrariés services. Bons et loyaux à la Juve, contrariés sous le maillot de l'équipe de France. Logique.

Heureusement, il nous reste Miroslav Klose. En attendant un jour de dire au revoir au dernier des renards, il faut aujourd'hui saluer notre préféré (après celui du Petit Prince) : David Trezeguet. Si la phrase facile veut que ce pays abrite 60 millions de sélectionneurs, et donc autant d'avis différents, tous sont toutefois d'accord sur un point. Sur un pointu, même : celui de David Trezeguet. L'ancien de la Juve a tout au long de sa carrière été considéré comme le meilleur buteur français vivant. Pourtant, il n'a jamais tout à fait su se rendre indispensable en Bleu. La faute à Thierry (qui, comme par hasard, est détenteur du record de buts en Bleu), à Raymond, à la barre transversale, à la malchance, à son accent argentin, et à cette manie qu'a la France, et en particulier la France du football, de faire compliqué quand tout pourrait être simplifié.

Car David Sergio Trezeguet est un joueur simple. Une occas', un but. Une demi-occas', un but en pivot. Sa présence donne la marche à suivre à toute son équipe, et du sens à son jeu. Pour utiliser au mieux Trezeguet et ses qualités, il faut jouer haut, propre et direct, ne surtout pas hésiter à écarter et aspirer, de ne pas avoir peur de prendre le jeu à son compte afin d'alimenter l'une des plus belles machines à marquer jamais créée. Pourtant (mais est-ce vraiment un paradoxe ?), on lui a trop longtemps préféré Thierry Henry en guise de terminal, pensant sans doute que courir tout droit sur un tapis roulant depuis son propre camp était le chemin le plus simple pour aller mettre une valise
Un Thierry et un gros minet
Evidemment, Trezeguet et Henry ont commencé ensemble, à Monaco. Et c'est ensemble toujours, plus que jamais même, qu'ils se sont révélés à la face du monde, le temps d'une séance de pénalty contre l'Italie. Quand Di Biaggio tire, c'est dans le maillot de David que se cache la tête de Thierry. Evidemment, les deux frères ont fini dos à dos, comme deux visions du football qu'on oppose, comme finissent fatalement par l'être tous frères dignes de ce nom. L'un représenterait la France qui aime Arsenal, les burgers et la modernité ; l'autre une France qui aime la Juve, le café serré et une certaine immobilité. Oui, comme celle de David sur un terrain : après tout, rien ne sert de courir si l'on sait toujours bien se placer. Après tout, la France n'est-elle pas au carrefour de l'Europe ? Alors à quoi bon faire comme les Anglais,...




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