David Lemaître : "On ne verra pas des dizaines Allemagne-Brésil dans notre vie"

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David Lemaître : "On ne verra pas des dizaines Allemagne-Brésil dans notre vie"
David Lemaître : "On ne verra pas des dizaines Allemagne-Brésil dans notre vie"

Malgré son nom, David Lemaître, à qui l'on doit le délicat Latitude en 2013, n'est pas français, mais bolivien. Aujourd'hui basé en Allemagne, il garde malgré tout un œil avisé sur les performances de la sélection de son pays, qu'il voit bien remporter la Copa América.

Quel est ton rapport au foot ? J'ai grandi à La Paz en Bolivie, un pays où, inutile de te le dire, le football est vraiment très important. Et ce, même si l'équipe nationale n'a jamais réussi de grands exploits sur le plan international. Durant mon enfance, j'ai donc été bercé par le football, par les matchs entre copains dans la rue et par les après-midi d'été que l'on passait chez mon grand-père avec mon frère. Mon grand-père vivait à l'extérieur de la ville et avait aménagé un petit terrain de foot pour que l'on puisse s'entraîner et profiter du beau temps. On y passait la majorité de nos journées.
Tu regardais les matchs également ? Bien sûr, mais je n'ai jamais été un fan acharné. Je ne suis pas de ceux qui vont se battre avec les supporters de l'équipe adverse juste parce qu'ils sont censés représenter "l'ennemi". Je trouve ça assez débile. Le football est un langage universel, il ne devrait pas y avoir une telle animosité. Et je suis bien placé pour le dire : ma mère étant chilienne et mon père bolivien, j'ai longtemps assisté à ce genre de rivalités.
J'imagine que tu avais quand même une équipe préférée lorsque tu étais adolescent ? J'étais assez passionné par Bolívar, qui est sans doute la plus grosse équipe de Bolivie. C'est en tout cas celle qui a remporté le plus de titres. J'étais également fan de Manchester United et de l'équipe nationale d'Allemagne. Le jeu de ces deux équipes m'a toujours attiré. On sent une vraie culture dans leur philosophie de jeu.
Revenons-en à la Bolivie. Quel rapport entretiennent les Boliviens avec le foot ? C'est une tradition, tout le monde y joue. À l'école, c'est même le sport principal. Mais c'est quelque chose de très sud-américain, à vrai dire. N'importe quel pays sur ce continent a un rapport privilégié avec le football. Dès notre plus tendre enfance, on entend l'histoire des grands joueurs argentins ou brésiliens, on imagine que le foot va nous apporter une vie meilleure et mettre notre famille à l'abri.
Comment expliques-tu cette passion ? C'est quelque chose de très social, ce n'est pas limité à l'aspect sportif. Il suffit de se balader dans la rue pour comprendre…




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