David Cronenberg : « La vie d'un réalisateur n'a rien d'excitant »

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David Cronenberg.
David Cronenberg.

Le réalisateur canadien se tourne vers le roman en publiant « Consumés ». L’exercice lui plaît tant qu’il se verrait bien arrêter le cinéma.

Il y a son âge d’abord, 72 ans. Qui n’est pas encore celui de la retraite, mais se comprend comme un signal, indiquant qu’il n’a plus de temps à perdre. Il y a aussi la trajectoire de David Cronenberg, qui se revisite à la manière d’un scénario millimétré.

Une première partie de carrière dans les années 1970 et 1980 à écrire des scénarios originaux qui culmineront avec le visionnaire Videodrome (1983), le premier film sur l’ère du numérique, et ce, bien avant son avènement. Une deuxième partie où le réalisateur canadien se concentre sur un travail d’adaptation pour le grand écran, Stephen King (The Dead Zone, 1983), William Burroughs (Le Festin nu, 1991), J.G. Ballard (Crash, 1996), Patrick McGrath (Spider, 2002), Christopher Hampton (A Dangerous Method, 2011), Don DeLillo (Cosmopolis, 2012) et Bruce Wagner (Maps to the Stars, 2014).

Dans le troisième acte de son existence, David Cronenberg est romancier. Son premier roman, Consumés, vient d’être traduit en France, après une publication nord-américaine en 2014.

Il ne faut pas regarder Consumés comme une incursion opportuniste et ponctuelle dans le roman, comparable à celles d’Orson Welles ou de Michael Cimino, alors à bout de souffle. David Cronenberg ne « s’essaie » pas au roman. L’écriture est une activité que le cinéaste entend exercer à l’exclusion de toutes les autres. « Je ne suis pas certain de vouloir faire un autre film, si je n’en réalise plus, ça m’ira. »

William Burroughs avait expliqué au réalisateur canadi...

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