David Cameron relativise l'importance du "triple A"

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DAVID CAMERON RELATIVISE L'IMPORTANCE DU "TRIPLE A"
DAVID CAMERON RELATIVISE L'IMPORTANCE DU "TRIPLE A"

LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré que la crédibilité de sa politique de réduction des déficits était plus importante que le jugement des agences de notation.

La Grande-Bretagne conserve pour l'instant la note suprême "triple A" auprès des trois grandes agences de notation alors que les Etats-Unis et la France ont subi des dégradations. Mais le statut de Londres semble de plus en plus fragile avec la détérioration des perspectives économiques, qui menace le Royaume-Uni de sa troisième récession depuis la crise financière.

L'agence Fitch a annoncé le mois dernier qu'elle allait reconsidérer sa note en 2013 en soulignant que la remise en cause de l'objectif de réduction de la dette publique du gouvernement avait nui à la crédibilité de Londres.

Signe de cette montée des tensions: vendredi, le coût de l'emprunt à dix ans britannique a brièvement dépassé celui de la France pour la première fois depuis 2011.

Une perte du "triple A" constituerait un revers pour David Cameron et la coalition qu'il conduit, dont la réduction des déficits est l'un des chevaux de bataille.

Sur la BBC dimanche, le chef du gouvernement a cependant déclaré que le jugement des marchés internationaux de la dette était plus important que celui des agences de notation.

"Ce qui importe avant tout, c'est que l'on soit capable de payer ses dettes, de maintenir un taux d'intérêt bas sur ses dettes", a-t-il dit. "Les notes que l'on obtient sont extrêmement importantes mais d'une certaine manière, le véritable jugement, ce sont les taux d'intérêt que le reste du monde exige pour détenir votre dette."

David Cameron a ajouté que la politique de lutte contre les déficits de son gouvernement était capitale pour conserver la confiance des marchés.

"On ne peut conserver des taux d'intérêt bas que si l'on dispose d'une stratégie crédible pour reprendre en main son déficit et reprendre en main sa dette", a-t-il dit.

La faiblesse relative des coûts de financement de la Grande-Bretagne est due pour une bonne part à la politique menée par la Banque d'Angleterre (BoE), qui maintient son taux directeur à son plus bas historique et qui a surtout racheté pour 375 milliards de livres (305 milliards d'euros) de dettes sur les marchés.

"Pour l'instant, la Grande-Bretagne a besoin de taux d'intérêt bas parce que nous avons besoin que les entreprises se mettent à investir", a dit le Premier ministre. "Nous voulons donc maintenir une situation dans laquelle des taux d'intérêt bas sont possibles."

Tim Castle, Marc Angrand pour le service français

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  • fmaury13 le dimanche 6 jan 2013 à 19:03

    Oula ça sent la dégradation à plein nez on anticipe en relativisant ce qui était idolâtrer avant

  • speedy36 le dimanche 6 jan 2013 à 17:53

    le sarkozy à l'anglaise qui adapte son langage à celui qui l'écoute - va t'il aussi relativiser le tapis rouge qu'il offrait aux entreprises françaises ?

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