David Cameron ou l'art de se prendre les pieds dans les référendums

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Le Premier ministre britannique risque gros avec son référendum sur une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.
Le Premier ministre britannique risque gros avec son référendum sur une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

David Cameron a le goût du risque. Voilà un homme qui avait été mal élu il y a quatre ans, au point de devoir former une coalition avec les centristes, et qui a, contre toute attente, été brillamment reconduit dans ses fonctions avec la majorité absolue, il y a six mois.

Il semble, en revanche, avoir la main moins heureuse avec les référendums, alors que rien ne l'oblige à en organiser. L'an dernier, il avait cru pouvoir mettre un terme aux rêves d'indépendance d'un certain nombre d'Écossais en demandant aux électeurs de se prononcer. De fait, une majorité s'était dégagée en faveur du statu quo, mais la faiblesse de l'écart (55/45) a mis les indépendantistes en appétit. La question n'est plus aujourd'hui de savoir s'il y aura un jour une nouvelle consultation, mais quand.

Cette fois, c'est sur l'Union européenne que le Premier ministre conservateur veut sonder ses concitoyens, d'ici deux ans maximum, et là encore dans l'espoir d'en finir avec un vieux débat. Menacé par l'Ukip, la formation populiste qui prône un Brexit (une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne), harcelé par une partie de ses députés qui sont sur la même ligne, Cameron fait une nouvelle fois un pari hasardeux pour maintenir son pays au sein de l'UE. Le calcul consiste à obtenir de Bruxelles et de ses partenaires un certain nombre de concessions afin de convaincre l'électeur qu'il a beaucoup plus à gagner à rester au sein d'un club des 28...

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  • hygiena le mercredi 25 nov 2015 à 09:24

    tous les pays n'ont pas les memes valeurs, en France c'est plus le 49.3 qu'ils appliquent

  • gacher le mercredi 25 nov 2015 à 08:11

    si notre referendum avait été pris en compte, on ne serait pas dans l’Europe et on vivrait surement aussi bien que les suisses. quand on entend que LRPS sont des républicains et après avoir vu leurs façons de traiter le referendum sur l’Europe, on se dit que si ce sont des républicains, moi je suis jules César.,

  • m1234592 le mardi 24 nov 2015 à 19:11

    D'abord merci aux britanniques du soutien moral apporté suite aux tueries de Paris. C'était grand et c'était émouvant. Je ne suis aps sur que nous en ayons fait autant lors des attentats de Londres ou d'Attocha. On ne va tout de même pas reproché à Cameron de consulter son peuple sur les grandes questions ... alors que nous avons plutôt un déficit (un de plus...) de ce côté là.

  • M2734309 le mardi 24 nov 2015 à 18:51

    Ils ont été sympa, mais si l'Europe ne leur plait pas, qu'ils la quitte !